« L’entreprise idéale ? C’est l’entreprise biodégradable ! Mais nous en sommes loin », Charles Kloboukoff (Léa Nature)
Propos recueillis par Jean-Philippe Déjean
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
studio-curty
Propos recueillis par Jean-Philippe Déjean
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
studio-curty
Vous venez de la grande distribution, avez-vous bifurqué vers le bio parce que vous avez découvert l'importance du bien-être et de la santé par l'alimentation ?
Charles Kloboukoff L'importance du bien-être et de la santé par l'alimentation provient de ma famille dans laquelle j'ai été élevé selon le principe de Hippocrate, « que ton aliment soit ton médicament », et celui de privilégier les médecines douces. En créant Léa Nature en 1993, mon idée était de promouvoir des alternatives naturelles à l'agrochimie, en favorisant l'usage des plantes et des produits naturels bénéfiques pour la santé. C'est mon épouse Catherine, qui a impulsé, deux ans après la création de l'entreprise, le développement du bio. Cette raison d'être s'est naturellement étendue à chacune de nos activités dans les domaines de l'alimentation, la santé, les cosmétiques, et les soins de la maison.
Y a-t-il selon vous un lien naturel entre cette recherche de bien-être et de santé dans l'alimentation et la protection de l'environnement ?
À lire également
C.K. Cela a été un chemin progressif : concevoir des produits bio et naturels, s'installer dans un environnement moins pollué (de la région parisienne à la côte Atlantique), développer l'écoconception de nos formules, des emballages, des bâtiments, réduire nos impacts pour être en bio-cohérence, soutenir des causes environnementales, sensibiliser nos salariés et le grand public, pour devenir finalement une société à mission, première entreprise de taille intermédiaire (ETI) « à mission environnementale » en octobre 2019. Il y a une cohérence et une évidence qui se sont imposées. Une fois que l'on a ouvert les yeux on ne peut plus les refermer. Nous dépendons fondamentalement de la diversité du vivant. Protéger la biodiversité est une priorité majeure pour préserver notre santé, la sécurité alimentaire et notre qualité de vie. Il y a un lien naturel entre les produits que nous fabriquons et la protection de la nature : reverser à la planète ce qu'on lui prélève. Notre idéal est d'avoir un impact neutre, voire positif sur l'environnement.
Propos recueillis par Jean-Philippe Déjean