Rachel Delacour, l’exploratrice anti-carbone
Cécile Chaigneau
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Rachel Delacour, fondatrice de Sweep à Montpellier
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Rachel Delacour, fondatrice de Sweep à Montpellier
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Albert Einstein disait : « Notre époque se caractérise par la profusion des moyens et la confusion des intentions. » Sans se référer spécifiquement à l'illustre physicien, Rachel Delacour a elle aussi fait ce constat en observant les mises en garde récurrentes en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et les piètres résultats auxquels l'humanité parvient poussivement. L'entrepreneuse montpelliéraine de 41 ans, qui aujourd'hui a choisi de vivre sur les plages landaises de l'Atlantique, a créé Sweep en juin 2020 à Montpellier. La start-up développe un outil digital pour permettre aux entreprises de piloter leur stratégie climatique et réduire leur empreinte carbone. « Je ne suis pas d'une génération née avec une conscience écologique, je faisais le minimum, souligne-t-elle avec honnêteté. Je me suis éduquée sur le sujet, et ce qui m'a choquée, c'est que les solutions existent mais qu'on n'y arrive pas. » De ce constat est née l'idée. De l'idée, l'entreprise.
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Il faut dire que Rachel Delacour n'en est pas à son coup d'essai entrepreneurial. Salariée, elle observe que les outils de business intelligence ne sont pas aussi efficients qu'elle l'aimerait. Avec son mari Nicolas Raspal, ingénieur, elle décide de créer cet outil. On est en 2009 à Montpellier et l'entreprise We Are Cloud est née, développant BIME Analytics, un outil d'analyse de données en cloud. En octobre 2015, l'Américain Zendesk rachète BIME Analytics pour 45 millions de dollars... Rachel Delacour et Nicolas Raspal resteront dans l'entreprise jusqu'à fin 2018. Entretemps, fin 2017, la jeune femme a été nommée coprésidente de France Digitale, l'alliance des entrepreneurs et investisseurs du numérique en France, aux côtés de Jean-David Chamboredon. « J'ai adoré la création de valeur, se dire qu'on peut démarrer dans une chambre d'étudiant et avoir une histoire internationale grâce au digital, se souvient-elle. Quand Zendesk nous a contactés, l'entreprise comptait 40 salariés, dont 15 aux États-Unis. Nous avons eu un coup de cœur pour leur projet. On intégrait une entreprise qui nous faisait faire un pas de géant en termes de pensée, de croissance ! Ça vous injecte de l'intelligence à forte dose et on apprend à vitesse grand V ! »
Cécile Chaigneau