Vous ne voulez pas manger de cheval ? Consultez votre smartphone !

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Copyright Reuters (Crédits : Bloomberg)
L'affaire des lasagnes à la viande de cheval a remis sur en lumière la question de la traçabilité des aliments. Des solutions existent pour pallier le manque de transparence. Certaines applications mobiles permettent en effet de scanner la composition et même l'origine des produits.

Panique à bord. Cette Moussaka contient-elle du cheval ? Heureusement il y a... l'application Open Food Facts, qui permet de vous dire si ce plat est susceptible d'en contenir. Un service utile à l'heure où le scandale de l'affaire des lasagnes de b?uf à la viande de cheval fait ressurgir la question de la traçabilité des aliments. Le sujet est sensible. Même avant que n'éclate le scandale Findus, la majorité des Français estimait déjà qu'il était important de connaître en détail l'origine des produits, selon un sondage commandé par l'association de consommateurs CLCV publié début février.

Les Français s'inquiètent

D'après cette enquête, 99% des Français interrogés réclament une information plus précise de la part des marques concernant l'origine des produits. Et pour 62% des sondés, connaître l'origine des produits est important pour une question de sécurité. Ainsi pour la viande, 79,4% des personnes interrogées voudraient connaître à la fois les lieux de naissance, d'élevage et d'abattage, et non plus seulement l'une de ces trois origines. Enfin, concernant les produits qui comportent de multiples ingrédients, qui selon la CLCV "représentent une part croissante de nos achats alimentaires", 81% des Français réclament une information sur les principaux ingrédients.

Une information incomplète voire défectueuse

Problème : selon l'association de consommateurs, "pour la majorité des produits alimentaires, l'information sur l'origine est soit absente soit très incomplète". En effet, la CLCV rappelle que celle-ci n'est obligatoire que pour certaines catégories de produits comme les fruits et légumes, la viande bovine, le poisson (non transformé), le vin, l'huile d'olive, la volaille (hors UE) ou encore le miel et les ?ufs.

Par ailleurs, les professionnels de l'agroalimentaire ou de la distribution peuvent également induire les consommateurs en erreur, par exemple en mettant le terme "France" dans le nom de leur marque alors que celle-ci peut en fait être produite ailleurs, souligne l'association. L'UFC-Que Choisir a d'ailleurs pointé le peu d'utilisation de la mention "nourri sans OGM" dans la grande distribution et dans l'industrie agroalimentaire.

Le smartphone à la rescousse

Mais en attendant une législation plus stricte en la matière, des solutions existent pour rassurer le consommateur. Encore faut-il être équipé d'un smartphone. En effet, certaines applications mobiles permettent de donner des renseignements sur la composition voire l'origine des produits. Le principe est simple. Pour chacune d'entre elles, il suffit de photographier le QR Code (code-barre) du produit et de l'entrer dans l'application.

L'application Open Food Facts détaille ainsi les informations sur les produits alimentaires du monde entier. L'application aide à décrypter les étiquettes mais aussi à trouver des solutions de rechange lorsque les produits étudiés contiennent des substances indésirables. Et depuis le scandale de la viande de cheval, l'application liste également les plats susceptibles d'en contenir.
On peut aussi consulter sourcemap. Ce n'est pas une application mais un site qui permet de tracer la provenance des composants utilisés dans la fabrication d'un produit. Il est possible de visualiser sur une carte l'ensemble des pays impliqués dans la fabrication d'un produit.

Enfin et non des moindres, l'application HarvestMark Food Traceability permet de tracer le produit à sa source. Il est possible de connaître l'exacte provenance dudit produit. Et s'il s'agit d'un légume cultivé, il est même possible d'aller plus loin et de contacter directement son producteur et de lui faire part de son éventuelle insatisfaction. Des applications qui permettent de rendre les assiettes un peu plus transparentes.

Lire aussi: les 12 mots qu'il faut connaître pour tout comprendre de l'affaire des lasagnes à la viande de cheval

 

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Commentaires
a écrit le 15/02/2013 à 20:52 :
TrÚs bon article !! Des informations précieuses pour un meilleur contrôle et de suivi de ces achats.
a écrit le 15/02/2013 à 20:10 :
Il aurait été appréciable de préciser qu'Open Food Facts est un projet collaboratif en Open-Data. Les informations sur les aliments sont collectées de façon collaborative et mises à disposition de tous et pour tous usages dans une base de données ouverte, libre et gratuite.
Tout le monde peut donc y participer.

Une petite coquille dans votre article les étiquettes ont des Unidimensionnel (1D) appeler Code-barres EAN et non des QR Code qui eux servent à du contenu additionnel (souvent de la pub)

Cordialement, R-one
a écrit le 15/02/2013 à 17:15 :
Il faut avoir vu une fois dans sa vie le fonctionnement d'un abattoir. Des moutons éperdus qui bêlent, inquiets, poussés vers leur fin par une personne qui leur donne des coups de piques...
En plus, c'est prouvé, la moitié de bêtes sont égorgés à vif pour faire plaisir aux labels casher et halal basés sur des méthodes moyennâgeuses (seule la Suisse l'interdit, en Europe la France s'y oppose). Moi la viande ? JAMAIS.
a écrit le 15/02/2013 à 16:24 :
Chez moi, on ne mange pas de produits industriels. Tout est fait maison. C'est un choix raisonné de vie. De plus, les produits industriels coûtent plus cher que les produits maison !
a écrit le 15/02/2013 à 15:49 :
Ainsi donc il ne suffit pas de se faire rouler mais il faut en plus acheter un smartphone et payer des communications pour savoir si on se fait voler ou pas. Ce serait aux gouvernements à prendre les mesures nécessaires mais il est vain d'espérer d'eux qu'ils s'attaquent au laisser-faire ambiant. On pourrait pourtant calmer les ardeurs cupides des truands qui poussent comme des champignons sur le terreau de l'ultralibéralisme. Au lieu d'une amende égale à la moitié du bénéfice frauduleux, ce qui est un encouragement à la fraude, il faudrait infliger une amende double. Encore faudrait-il avoir la volonté de prendre et punir les coupables, donc ne pas dépendre d'eux, financièrement ou électoralement. Comme il ne sert à rien de rêver, c'est au consommateur à utiliser son arme imparable, le boycott. Boycottez tous les produits SUSCEPTIBLES d'être manipulés et commencez donc par tous les plats préparés. On sanctionne ainsi, me direz-vous, les fabricants honnêtes? Mais, doux innocents, c'est la base même du fonctionnement du libéralisme débridé.
a écrit le 15/02/2013 à 13:58 :
Dites-moi pourquoi j'ai un méga-doute..??

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