Bouygues Telecom : « nous sortons différents de cet épisode », la bataille SFR

 |   |  592  mots
« Ces quelques semaines ont mis en avant un Bouygues Telecom offensif et audacieux, puissamment soutenu par le groupe » relève Olivier Roussat, le PDG de l'opérateur.
« Ces quelques semaines ont mis en avant un Bouygues Telecom offensif et audacieux, puissamment soutenu par le groupe » relève Olivier Roussat, le PDG de l'opérateur. (Crédits : DR)
Dans un message interne que La Tribune a pu consulter, le PDG de l'opérateur, Olivier Roussat, souligne que la maison-mère « a ouvert le champ des possibles », sans citer explicitement l’accord de revente de son réseau signé avec Free

De la déception mais pas de défaitisme. Au lendemain de ce week-end qui a définitivement enterré l'espoir d'une fusion avec SFR, Bouygues Telecom essaie de tourner la page. Dans un message interne que La Tribune a pu consulter, le PDG de l'opérateur, Olivier Roussat, confie qu'il sait que « ce projet a fait naître chez vous [les collaborateurs NDLR] un grand intérêt. J'ai aussi senti à quel point vous aviez envie de vous investir pour que Bouygues Telecom continue d'être un acteur qui compte sur le marché » alors que de nombreux salariés s'inquiètent pour l'avenir du groupe en solo. Et il tire les conclusions de cette folle bataille qui s'est soldée par une défaite.

 

« De cet épisode de notre histoire, nous sortons différents. Le groupe Bouygues a montré à l'ensemble des acteurs sa vision de long terme du secteur des télécoms en France. Il a ouvert le champ des possibles. La décision de Vivendi n'altère ni notre détermination, ni notre volonté de rebondir. Nous sommes résolus à nous battre. »

 

La suite de l'histoire avec Free ?

Olivier Roussat ne cite pas explicitement l'accord de revente de son réseau mobile et de fréquences signé avec Free pour 1,8 milliard d'euros, mais les salariés ont bien compris l'allusion. « Ces quelques semaines ont mis en avant un Bouygues Telecom offensif et audacieux, puissamment soutenu par le groupe » relève le PDG, alors que certains doutaient des ambitions à long terme de Martin Bouygues dans les télécoms. Quoi de plus audacieux que de se marier avec son ex-meilleur ennemi ? Les rumeurs d'un rapprochement sont en effet reparties bon train dès ce week-end, la question de la valorisation risquant de rester la pierre d'achoppement entre les deux opérateurs. Pas de réponse stratégique pour l'instant, mais un appel à la remobilisation sur le terrain commercial. « Plus que jamais la bataille sur le marché continue » prévient Olivier Roussat : si la blitzkrieg pour emporter SFR a échoué, la guerre n'est pas finie, notamment celle des prix.

 

« Démarrage record » de l'offre fixe à prix cassés

Pas question de diminuer la pression sur le plan tarifaire : « déroulons notre stratégie 2014 en faisant pleinement jouer nos atouts comme l'avance concurrentielle de notre réseau 4G ou le démarrage record de notre offre fixe à 19,99 € », sans citer de nombre de clients conquis par cette dernière. Jusqu'à présent, les concurrents de Bouygues Telecom laissaient entendre que cette nouvelle offre ADSL à prix cassés n'avait pas eu d'impact négatif sur leurs ventes. Martin Bouygues lui-même avait en effet annoncé en décembre qu'il déclarait la guerre à Free dans le fixe, le moteur de la cash machine pour financer l'expansion dans le mobile.

Dans le mobile, Bouygues Telecom a continué à déployer son réseau 4G qui couvre désormais 69% de la population (à mi-mars), gardant sa place de numéro un, devant Orange qui a mis les bouchées doubles (55% début avril), loin devant SFR et Free. Sans éclaircir les nombreuses questions en suspens sur l'avenir des accords techniques et commerciaux avec SFR (mutualisation des réseaux mobiles) et Numericable (location de son réseau fixe très haut débit), le PDG de Bouygues Telecom invite surtout ses équipes à redoubler d'efforts à court terme : « profitons de la période d'incertitude que vont vivre les clients de SFR et Numericable dans le cadre de cette fusion pour améliorer nos performances commerciales. » Voilà les nouveaux fiancés prévenus.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 07/04/2014 à 21:42 :
Interprétation de journaliste que de penser qu'Olivier Roussat parlait en sous entendu d'un mariage avec Iliad !!!???
Réponse de le 07/04/2014 à 22:01 :
je suis employé bytel, et ce message personne ne la pris comme ca, c'est clairement une intérpretation de journaliste comme vous le dite.
a écrit le 07/04/2014 à 20:36 :
En tout cas Bouygues n'est pas très flexible. Un abonnement bloqué à u peu plus de 16€ / mois ne peut être modofié que sous réserve d'accepter de recevoir 50€ même si on a une réserve de 400€ ou plus puisque les montants non utilisés sont thésaurisés ! Il est vrai que ce type d'abonnement (Universal) n'existe plus depuis belle lurette.
a écrit le 07/04/2014 à 19:56 :
"Bouygues Telecom " entreprise de démolition ????
a écrit le 07/04/2014 à 19:42 :
en résumé les carottes sont cuites !
a écrit le 07/04/2014 à 19:38 :
On pourrait dire qu avec la marée basse on voit ceux qui n ont pas de slip .
C est pas simple maintenant pas de réseaux fixe !!
La stratégie de Bouygues est un peu lourde ils se sont réveillé trop tard
Réponse de le 07/04/2014 à 19:50 :
Y' a un tas de mecs en cravate ... qui on la réunionite (qui ne servent à rien) ... voilà le résultat ! Niell n'a pas de cravate looooooooooool
Réponse de le 07/04/2014 à 22:58 :
En voilà un qui n'a jamais mis les pieds chez Bouygues Telecom.
Réponse de le 08/04/2014 à 1:39 :
Le Freefanboy velu est une espèce détestable. Il est persuadé d'avoir raison sur tout ce qui est en rapport avec les télécom et l'informatique, persuadé qu'un geek est forcément chez Free et que les autres sont des ploucs. Il est en adoration devant Niel, et même si le service n'est pas top ou se dégrade il y reste en guise de reconnaissance. Comme dans une secte il donne son argent à son gourou. Il abonde le net de sa bonne parole, de son prosélytisme.
Rien que pour ça, ou à cause de ça je ne suis pas près d'aller chez Free. Je suis chez Bouygues télécom en 4 play et j'y suis très bien depuis 6 ans.
J'ai travaillé il y a longtemps pour Bouygues télécom en tant que prestataire de service, et, que ce soit au siège ou en boutique on est reçu avec respect et courtoisie, que l'on soit au bas de l'échelle ou plus haut. Ça mérite le respect, j'en garde un excellent souvenir. (Et je ne suis pas le seul à le dire)
Qu'il y ait un rapprochement avec illiad, ce serait une bonne chose... Mais si Martin vends purement et simplement Bouygues télécom à Free, il ne me restera plus qu'à aller chez orange. (Surtout pas chez ce mauvais commerçant qu'est Numericable)
Réponse de le 08/04/2014 à 12:21 :
+1, je suis du même avis.

Je suis chez Bouygues pour les chaînes gratuites en plus et la qualité de service (4G), je refuse d'aller chez Niel et ses dysfonctionnement continuels comme c'est le cas actuellement. De plus calculer le prix de l'abonnement sur 24 mois avec un smartphone haut de gamme et vous verrez que Free n'est pas forcement une affaire.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :