Les sénateurs ont rétabli l’avantage fiscal des jeunes entreprises innovantes, mais pas pour toutes les start-up. La secrétaire d’État, Clara Chappaz, s’en félicite, mais France Digitale s’inquiète. Explications.[Article publié à 16h04, mis à jour à 19h25 avec réaction de Clara Chappaz]
C'était attendu. Les sénateurs ont voté, sur proposition du gouvernement, le maintien de l'avantage fiscal des jeunes entreprises innovantes (JEI) dans le cadre de l'examen du projet de financement de la Sécurité sociale pour 2025, le 20 novembre en séance publique. Un rétablissement réclamé par l'écosystème de la French Tech.
Pour rappel, le dispositif confère des exonérations fiscales et sociales aux PME qui engagent des dépenses de R&D. Or, il était purement et simplement supprimé dans la copie initiale présentée par l'exécutif, le 11 octobre en Conseil des ministres. Dans la foulée, la secrétaire d'État à l'Intelligence artificielle et au Numérique, Clara Chappaz s'est félicitée sur LinkedIn du vote des sénateurs :
«Ces dernières semaines, j'ai mené un travail collectif pour réintroduire ce dispositif important pour le développement des jeunes entreprises innovantes dans la ligne de sérieux budgétaire impulsée par le Premier ministre Michel Barnier et le ministre du Budget Laurent Saint-Martin. Aujourd'hui, le Sénat a adopté notre solution. En ciblant les entreprises les plus innovantes, le dispositif JEI peut être réintroduit pour la très grande majorité des entreprises de La French Tech !».
Un dispositif rétabli donc, mais pas dans son intégralité. De fait, la proposition du gouvernement votée par le Sénat relève le « seuil d'intensité en R&D pour l'éligibilité au statut » JEI, le faisant passer de 15% à 20%, limitant ainsi le nombre de bénéficiaires.
1.000 entreprises privées d'exonération