Comment réduire son empreinte numérique ?
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Photo d'illustration. Pendant une visioconférence, essayez, autant que faire se peut, de couper votre caméra.
Istock
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Massification du télétravail, transition numérique à marche forcée, explosion du commerce en ligne... La crise du Covid-19 a multiplié les occasions de recourir au numérique. Et, de fait, "les volumes consommés [sur Internet] sont à la hausse [depuis l'éclatement de la crise]", observe le cabinet EY dans un court papier d'analyse, publié récemment.
Le trafic sur Internet, dopé par le streaming vidéo et les jeux, a par exemple augmenté de 30% en France pendant le premier confinement, selon une étude du spécialiste américain des réseaux Netscout, qui a compilé les données des fournisseurs d'accès français. Une autre étude de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) montre, qu'à la même période, les ventes en ligne ont augmenté de plus de 5%, pour atteindre un total de 25,9 milliards d'euros.
Seulement voilà, le numérique pollue :
Internet est un continent à part entière. Toujours selon le rapport de l'Ademe, 8 à 10 milliards de mails (hors spam) sont ainsi envoyés chaque heure dans le monde. Une donnée numérique (mail, téléchargement, vidéo, requête web...) parcourt, en moyenne, 15.000 kilomètres. Enfin, pour la fabrication d'un ordinateur de 2 kg, ce sont en moyenne 800 kg de matières premières mobilisées, 124 kg de CO2 générés, sur les 169 kg émis sur l'ensemble de son cycle de vie.
Les équipements des consommateurs (ordinateurs, smartphones, tablettes, objets connectés, GPS...) sont d'ailleurs - d'après les chiffres cités par l'Ademe - la première source (47%) d'émissions de gaz à effet de serre générés par le numérique, devant les émissions dues aux infrastructures réseau (28%) et celles provenant des data centers (25%).
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"En 2019, l'univers numérique est constitué de 34 milliards d'équipements pour 4,1 milliards d'utilisateurs, soit 8 équipements par utilisateur", fait savoir un rapport de GreenIT, un collectif d'expert(e)s de la sobriété numérique. Par ailleurs, au premier semestre 2019, entre 54 millions et 113 millions de téléphones dormaient dans les tiroirs des Français, selon l'Alliance française des industries du numérique (AFNUM).
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