Sopra et Steria s'unissent pour créer un poids lourd des services informatiques

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Le rapprochement entre les deux groupes donnerait naissance à un ensemble dont les ventes atteindraient 3,1 milliards d'euros, selon les chiffres 2013.
Le rapprochement entre les deux groupes donnerait naissance à un ensemble dont les ventes atteindraient 3,1 milliards d'euros, selon les chiffres 2013. (Crédits : Reuters)
Les deux groupes français de services informatiques réfléchissent à un rapprochement "entre égaux".

Apparue fin 2010, la rumeur d'un mariage entre Sopra et Steria, deux entreprises françaises de services informatiques, se concrétise. Ce 8 avril, les deux groupes ont confirmé leur projet de rapprochement. La veille, les actions des deux groupes ont été suspendues à la Bourse de Paris, à leur demande, dans la perspective de l'annonce d'une OPA amicale.

C'est finalement l'option d'une offre publique d'échange qui a été retenue, sur la base d'une action Sopra pour quatre Steria. 

Un nouveau poids lourd chez les SSI en France

Le chiffre d'affaires de la nouvelle entité formée devrait atteindre 3,1 milliards d'euros et compter plus de 35.000 salariés dans 24 pays.  Pierre Pasquier, l'actuel président et fondateur de Sopra, devrait la diriger, tandis que François Enaud, actuel gérant exécutif Steria, en assurera la direction générale.

La nouvelle entité occuperait la 3e place en France, derrière IBM et Capgemini et devant Atos, commente Vincent Gelineau, chargé du marché et des services chez Pierre Audoin Consultants, cabinet d'études et de conseil dédié au secteur technologique.

Bénéfice en hausse de 28,4% chez Sopra

Si Steria a enregistré un chiffre d'affaires plus important que celui de son rival l'an dernier, son résultat net part du groupe a subi des éléments exceptionnels et plongé de 75% à 8,9 millions d'euros. En revanche, Sopra a accru son bénéfice avec une hausse de 28,4% à 71,4 millions.

"Nous sommes sur un projet qui résulte de six mois d'études et de travaux communs entre les deux sociétés (...) et qui a un sens important en termes de complémentarité d'offres et de géographies", avait indiqué une source à l'AFP. 

Une offre complémentaire

Créée en 1968 par par Pierre Pasquier, François Odin et Léo Gantelet, Sopra emploie plus de 16.000 salariés. Cette SSII (société de services en ingénierie informatique) est spécialisée dans le conseil informatique et l'édition de logiciels, notamment pour le secteur bancaire qui représente environ un tiers de son chiffre d'affaires, puis pour les transports et la logistique.

Créée en 1969, Steria est aussi l'une des plus importantes SSII françaises, et compte plus de 20.000 salariés. Ses solutions technologiques complètent celles de Sopra puisqu'elles s'adressent, elles, essentiellement au secteur public, à la santé, et aux "utilities" (énergie, télécommunications, transports).

Par ailleurs Steria, qui a acquis fin 2007 la société britannique Xansa, fortement implantée en Inde ou l'allemand Mummert fin 2004, a "une empreinte internationale plus marquée" que Sopra, a également estime un analyste. "La combinaison des deux" pourrait permettre de "proposer aux grands clients une offre de bout en bout, une offre intégrée qui ait à la fois les services d'infrastructures" et "la gestion de l'applicatif", le tout "projeté à l'international", estime un analyste.

(Article créé le 07/04/2014 à 14:35, mis à jour le 08/04/2014 à 08:28)

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Commentaires
a écrit le 09/04/2014 à 0:02 :
Mariage de 2 SSII (pardon ESN qu'on dit maintenant, c'est moins mal connoté)... En droit, ca s'appelle de l'association de malfaiteurs ....
a écrit le 08/04/2014 à 16:57 :
Ces 2 entreprises fusionnent pour faire face aux coupes budgétaires étatiques en cours et à venir. Très orientées politiquement, on voit ici le retard que peuvent prendre des groupes qui pensent que l'état leur doit tout.Il n'en reste pas moins un enrichissement considérable des dirigeants. Le nouvel ensemble ne devrait pas tarder à ramasser les entreprises de taille moyenne encore flottantes avant d'aller rejoindre Atos certainement avec une partie des actifs vendus à CapGemini. Les boursiers resteront sagement à l'écart et ceux qui en ont vendront.
a écrit le 08/04/2014 à 15:21 :
SOPRIA ou STEPRA ?
a écrit le 08/04/2014 à 9:41 :
Si les cultures d'entreprises sont très différentes, le mariage pourrait avoir des ratés.
a écrit le 08/04/2014 à 9:35 :
Depuis 2013 on parle d'ESN (Entreprise de Services du Numérique) et non plus de SSII
a écrit le 08/04/2014 à 9:13 :
Pourquoi la photo d'une clavier cyrillique pour illustrer cet article? Poutine serait-il au commande de cette fusion?
Réponse de le 08/04/2014 à 10:44 :
Les russes derrières ça? Bravo Monsieur à l’œil :)
a écrit le 08/04/2014 à 9:04 :
Pour avoir pratiqué en interne les 2, au premier niveau de management, c'est un peu la coke qui rencontre le ricard. La plus belle image est celle d'un moteur diesel qui fuit qu'on recouvre d'un beau crépi .
a écrit le 07/04/2014 à 22:19 :
Il y a des kgs (d'employés) en trop.
a écrit le 07/04/2014 à 17:14 :
et stéria partent à la conquête du Monde !!! En avant !!!

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