Puces électroniques : les Pays-Bas renforcent les restrictions à l'exportation pour ASML
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ASLM devra désormais demander une autorisation pour pouvoir exporter davantage de machines.
Piroschka Van De Wouw
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ASLM devra désormais demander une autorisation pour pouvoir exporter davantage de machines.
Piroschka Van De Wouw
Nouvelles restrictions à l'exportation en dehors de l'UE de machines à puces électroniques au Pays-Bas. Le gouvernement a fait cette annonce ce vendredi, visant notamment l'équipementier néerlandais pour l'industrie des semi-conducteurs ASML. En clair, cet acteur clé dans le secteur des puces, sujet de tensions entre la Chine et les Etats-Unis, devra désormais demander une autorisation pour pouvoir exporter davantage de machines.
« À compter du 7 septembre 2024, la mesure nationale de contrôle des exportations d'équipements avancés de fabrication de semi-conducteurs sera renforcée », a indiqué le gouvernement néerlandais dans un communiqué. « À partir de cette date, l'exportation d'un plus grand nombre de types d'équipements de production avancés sera soumise à l'obligation d'obtenir une licence nationale », a-t-il ajouté. « La mesure vise une technologie très spécifique dans le cycle de production des semi-conducteurs, ce que l'on appelle les équipements de lithographie aux ultraviolets profonds ».
Si ASML souhaite exporter une des machines concernées vers la Chine, le gouvernement néerlandais prendra une décision sur l'autorisation d'exportation. « Il n'est donc pas question d'une interdiction d'exportation », a souligné le gouvernement.
De son côté, « ASML estime que cette exigence harmonisera l'approche de délivrance des licences d'exportation », a déclaré dans un communiqué le groupe basé à Veldhoven, dans le sud des Pays-Bas. « Comme il s'agit d'un changement technique, cette annonce ne devrait pas avoir d'impact sur nos perspectives financières pour 2024 ou sur nos scénarios à plus long terme », a-t-il souligné.
La Haye renforce ainsi des restrictions déjà en vigueur depuis un an. Depuis septembre 2023, les entreprises exportant des équipements de production de pointe pour les semi-conducteurs doivent déjà obtenir une licence avant l'exportation. Les mesures concerne des machines appelées DUV (Deep Ultraviolet), ou litograpahie profonde par ultra-violet, une technologie utilisée dans l'impression de circuits miniature sur des microprocesseurs dans laquelle ASML est spécialiste.
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En outre, en janvier dernier, des machines de fabrication de puces de pointe d'ASML ont été interdites d'exportation vers la Chine, avait rapporté la société. ASML avait alors expliqué que le gouvernement néerlandais avait révoqué une licence pour l'expédition de certaines de ses machines, « ce qui aurait un impact sur un petit nombre de clients en Chine » du fabricant.
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Autant de décisions qui peuvent s'expliquer par la pression des Etats-Unis sur les Pays-Bas pour que ces derniers adoptent des restrictions similaires à celles décrétées en 2022 par le gouvernement américain qui, comme l'Europe, craint que la Chine n'utilise les machines à puces à des fins militaires. En octobre 2023, Washington avait ensuite annoncé des restrictions supplémentaires sur les exportations de puces d'IA de pointe vers la Chine, suscitant la fureur de Pékin.
(Avec AFP)
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