#10000startups : 6 pépites d'Occitanie sélectionnées pour la finale

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Le jury et les lauréats de la région Occitanie du prix 10000 startups pour changer le monde.
Le jury et les lauréats de la région Occitanie du prix 10000 startups pour changer le monde. (Crédits : Martin Ruelle / La Tribune)
Après une matinée de pitchs devant un jury de professionnels, six startups occitanes ont été sélectionnées pour la finale du prix 10000 startups pour changer le monde, qui se tiendra le 6 mars à Paris.

Encore une fois, le Sud a crânement défendu ses couleurs. Jeudi 8 février, le prix 10000 startups pour changer le monde, organisé par La Tribune, a fait escale à Toulouse pour dénicher les pépites de la région Occitanie.

Seize entrepreneurs en herbe ou confirmés, préalablement sélectionnés par La Tribune, ont "pitché" leur innovation devant un jury composé de nos partenaires : en plus de La Tribune se trouvaient des représentants de BNP Paribas, Enedis, Mazars, AG2R La Mondiale, WeHealth by Servier et Business France.

Au terme d'une matinée d'oraux, le jury a difficilement sélectionné six entrepreneur(e)s, un(e) par catégorie. Tous sont qualifiés pour la grande finale nationale, qui se tiendra à Paris le 6 mars prochain. Ils affronteront les gagnants de leur catégorie issus des sélections à Lille, Nancy, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Paris. Les lauréats nationaux seront révélés lors d'une cérémonie au Grand Rex le 9 avril, toujours dans la capitale.

Dans la catégorie Environnement et Transition énergétique, le jury a primé Thomas Zunino, 32 ans, le Pdg de T.Zic. La startup créé et commercialise des solutions permettant de désinfecter, grâce à des dispositifs LED UV brevetés, de l'eau directement au point d'usage. Cette technologie de rupture va plus loin que les technologies actuelles de lampes UV. Elle permet de développer des systèmes de désinfection ou d'oxydation avancée adaptés au traitement des eaux grises, ce qui pourrait répondre à un enjeu majeur d'accès à l'eau potable dans les pays émergents.

Dans la catégorie Industrie 4.0, la maturité et l'ambition d'Antoine Jeol, le jeune Pdg de 27 ans de la startup 3D Trust, ont impressionné le jury. L'entrepreneur a développé une solution logicielle permettant d'intégrer la fabrication additive (ou impression 3D) à la supply chain des entreprises industrielles. Incubée par Airbus, la startup créé le « pont digital sécurisé » entre les industriels et les fabricants de pièces en 3D : elle permet aux industriels de faire monter en compétence et en cadence leur réseau de sous-traitants, tout en gardant le contrôle sur la traçabilité, la qualité et la propriété intellectuelle des pièces produites. Grâce à sa solution, 3D Trust entend démocratiser la révolution de l'impression 3D dans l'industrie du futur.

Dans la catégorie Tech for good, Mathieu Collos, 39 ans, a gagné pour sa startupt Waste is more. Son pari : revaloriser les déchets au travers de l'économie circulaire, par le design et l'innovation. Le premier produit de l'entreprise, l'objet Clip It, est un jeu ludique pour les enfants. Ces derniers doivent assembler des bouchons de plastique (la technologie d'assemblage est brevetée) des produits de leur entourage. De quoi les sensibiliser aux enjeux environnementaux tout en stimulant leur motricité fine et leur créativité. 1500 écoles en France se sont déjà équipés, alors que la startup entend s'étendre et toucher aussi le marché du grand public.

Dans la catégorie Cloud Data IA, Emmanuel Petit, 29 ans, a impressionné le jury avec sa solution Liberty Rider. La startup toulousaine de 21 employés a développé « l'application mobile qui sauve la vie des motards ». Déjà utilisée gratuitement par 150.000 conducteurs, elle permet, grâce à de l'intelligence artificielle, de partager sa position, d'organiser des ballades et surtout de détecter les accidents et de prévenir automatiquement les secours en cas de besoin. S'il s'abonne -pour 4,99€ par mois, au modèle premium, l'utilisateur a accès à toute une gamme de services, notamment le gain à chaque km parcouru de Flooz, une monnaie virtuelle qu'il peut dépenser ensuite sur la boutique Liberty qui propose des articles liés à l'univers de la moto. La startup distribue aussi les services de différentes mutuelles.

Dans la catégorie Santé, Julie Leleu, 26 ans, la cofondatrice et Pdg de Catspad, s'illustre dans le secteur très peu adressé par la high-tech de la santé des animaux. En association avec des vétérinaires, la startup a constaté que 40% des chats sont obèses. Elle a donc mis au point un distributeur connecté d'eau et de croquettes, doté d'une système de reconnaissance de la puce d'identité de l'animal pour lui donner uniquement les rations dont il a besoin. A terme, la startup voudrait créer tout un écosystème de produits connectés pour la santé des animaux.

Enfin, dans la catégorie Start, le jury a récompensé l'ambition démesurée de Gianmarco Scalabrin et de son projet Electric Visionary Aircrafts. La startup cofondée par des anciens de Tesla et d'Amazon vise ni plus ni moins que d'inventer le transport urbain du futur : le premier taxi aérien autonome, à décollage et atterrissage vertical, sans conducteur et totalement propre. Le premier test aura lieu début 2019 aux Emirats Arabes Unis. La startup devra lever plus de 100 millions d'euros pour réaliser son rêve et est déjà en contact avec des investisseurs industriels et des fonds d'envergure mondiale.

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