#10000startups : qui sont les lauréats de Lyon et sa région ?

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Les lauréats et le jury lyonnais du concours 10.000 startups pour changer le monde.
Les lauréats et le jury lyonnais du concours 10.000 startups pour changer le monde. (Crédits : DR)
Après une journée de pitch devant un jury de professionnels, six jeunes entrepreneurs (trois hommes, trois femmes) ont gagné le droit de défendre les couleurs de la région Auvergne/Rhônes-Alpes pour la grande finale du Prix La Tribune Jeune entrepreneur, qui se tiendra le 6 mars à Paris.

Après Lille et Nancy, la troisième étape du tour 2018 du prix #10000 startups pour changer le monde s'est arrêtée à Lyon pour dénicher les pépites des régions Auvergne et Rhônes-Alpes. Dix-sept entrepreneurs en herbe ou confirmés, préalablement sélectionnés par La Tribune, ont "pitché" leur innovation devant un jury composé de nos partenaires : en plus de La Tribune se trouvaient des représentants de BNP Paribas, Enedis, Mazars, AG2R La Mondiale, WeHealth by Servier et Business France.

Au terme d'une matinée d'oraux, le jury a difficilement sélectionné six entrepreneur(e)s, un(e) par catégorie. Tous sont qualifiés pour la grande finale nationale, qui se tiendra à Paris le 6 mars prochain. Ils affronteront les gagnants de leur catégorie issus des sélections à Lille, Nancy, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Paris. Les lauréats nationaux seront révélés lors d'une cérémonie au Grand Rex le 9 avril, toujours dans la capitale.

 ■ Dans la catégorie Environnement et Transition énergétique, très disputée, Raphaël Meyer, le Pdg de 29 ans de la startup Lancey Energy Storage, a impressionné le jury. Ce jeune docteur en physique dans le domaine du solaire photovoltaïque a développé un radiateur électrique intelligent, qui fonctionne avec une batterie brevetée compatible avec une centrale photovoltaïque en autoconsommation. Alimenté avec de l'intelligence artificielle, le système se charge en heure creuse et restitue l'énergie en heure pleine, ce qui permet de réduire la facture et de s'imposer comme la solution de chauffage électrique la plus économique du marché. Le système s'insère dans les bâtiments en rénovation et les bâtiments de demain en autoconsommation. La startup, primée au CES de Las Vegas d'un Best of Innovation Award, ambitionne de devenir le leader mondial du radiateur intelligent de demain.

 ■ Dans la catégorie Industrie 4.0, Carole Bollard, 30 ans, a gagné pour sa startup Tikaway, le Skype de la maintenance industrielle. L'entreprise commercialise une paire de lunettes connectées, dotée d'une caméra et d'un logiciel de visioconférence, pour permettre au support technique de dépanner à distance, sans perte de temps ni d'argent pour l'entreprise. Un technicien sur le terrain peut ainsi travailler les mains libres tout en se faisant assister à distance par un expert. La startup prévoit de doter ses lunettes d'autres fonctionnalités, comme des lumières et un laser, pour répondre aux problématiques spécifiques de ses clients.

 ■ Dans la catégorie Tech for good, le jury a récompensé Virginie Hils, 40 ans, qui s'attaque au problème de la désertification des services de proximité dans les zones rurales avec sa solution Comptoir de campagne. Partant du principe qu'un village entre 700 et 2.000 habitants sur deux n'a plus de commerces de proximité, la startup permet d'ouvrir dans ces villages un lieu multi-services, pour réunir sous un même toit les commerces et services de proximité comme La Poste, la petite distribution, le pressing, la cordonnerie... Ces lieux utilisent également des outils digitaux modernes comme le drive ou le retrait e-commerce. Comptoir de campagne a obtenu le label ESUS (entreprise solidaire d'utilité sociale) et ambitionne de créer un véritable réseau national fonctionnant sous le principe de la franchise.

 ■ Dans la catégorie Cloud Data IA, le gagnant régional est Pierre Laprée, 40 ans. Cet ancien directeur Achats d'une grande entreprise a décidé de digitaliser sa profession avec Per Angusta, le "Salesforce" des Achats. Ce CRM apporte des outils digitaux modernes pour permettre aux directions Achats de s'affranchir d'Excel et mieux piloter leur activité, leurs équipes et rendre leur contribution visible dans l'entreprise. L'entreprise, qui vient de lever 1 million d'euros, intègre aussi des outils d'intelligence artificielle pour analyser en temps réel les dépenses de ses clients.

 ■ Dans la catégorie Santé, Amélie Thépot, 36 ans, a bluffé les jurés. Cette docteure en biologie cellulaire et moléculaire s'est spécialisée, avec sa startup Labs Skin Creations, dans la bio-impression en 3D de peau, pour les secteurs de la cosmétique et de la pharmacie. L'entreprise permet à des clients tels que LVMH, Clarens ou l'Occitane de tester des cosmétiques sur de la peau correspondant exactement aux propriétés souhaitées, sans passer par les tests sur les animaux. Cette technologie brevetée de rupture fait de l'entreprise la première société au monde à imprimer de la peau humaine avec des cellules primaires. L'entrepreneure se lance aussi dans la médecine réparatrice, notamment pour les blessés (militaires et civils), les grands brûlés ou encore la réparation après une mastectomie.

 ■ Enfin, dans la catégorie Start, l'ambition d'Arnaud Violland, 40 ans, Pdg de Safetyn, a séduit le jury. La startup développe des systèmes intelligents de sécurité pour les pilotes d'aviation générale (avions légers, hélicoptères, ULM...), pour répondre au défi du taux de mortalité alors que la fréquentation dans les couches d'altitude basse explose. La startup développe un boîtier personnalisé et intelligent, ainsi que des capteurs placés sur le pilote et dans l'avion, pour augmenter leur conscience des situations à risques. L'objectif est de palier les déficits du pilote et de le sortir de situations critiques, comme par exemple lorsque la radio de l'avion tombe en panne.

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Commentaires
a écrit le 05/02/2018 à 11:12 :
À propos de Lancey et de son radiateur révolutionnaire, on a affaire à un produit très douteux. Les économies annoncées sont pour le moins fantaisistes.

Notamment l'économie réalisée sur le fait d'utiliser de l'électricité heures creuses. L'écart de prix entre les heures creuses et heures pleines est de 4 centimes d'euros par kWh. 1 kWh, c'est la capacité de la batterie du radiateur. Pour le prix de la batterie, on nous annonce pour 2020 un prix de 100€ par kWh (on en est pas là, c'est pratiquement le double aujourd'hui). Pour rentabiliser la batterie, en estimant qu'on chauffe la moitié de l'année, et en faisant une charge de batterie par jour (en général, il n'y a qu'une alternance heures creuses / heures pleines par jour), il faut 2 * 100 € / 0.4 € / 365 jours = 13 ans. Soit un peu plus que la durée de vie (annoncée) de la batterie.

Le radiateur est quant à lui vendu 1000€...

Et on ne parle même pas de l'impact écologique de la fabrication de la batterie au lithium.
Réponse de le 13/02/2018 à 18:14 :
Bonjour,

Je pense que l'intérêt ne se limite pas à cela, à mon avis c'est très utile pour être couplé avec du photovoltaïque ou pour alimenter d'autres appareils domestiques

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