CES 2019 : un Mounir Mahjoubi virtuel confirme le "Next 40", le CAC 40 de la French Tech

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Le secrétaire d'Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi, a déambulé de manière virtuelle dans les allées du CES de Las Vegas.
Le secrétaire d'Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi, a déambulé de manière virtuelle dans les allées du CES de Las Vegas. (Crédits : Sylvain Rolland)
Le secrétaire d'État au Numérique va venir trois fois au CES... de manière virtuelle, sous la forme d'un robot de téléconférence créé par la startup française Awabot. Lors de la soirée francophone en marge du salon, il a confirmé le lancement cette année d'un tout nouvel indice pour les startups, le Next 40.

Cette année, aucun membre du gouvernement ni président de Région n'a fait le déplacement au CES. Et pour cause : dans le contexte social tendu des "Gilets jaunes", le plus grand salon technologique au monde, situé dans la capitale mondiale du bling-bling à Las Vegas, est devenu complètement infréquentable. Une situation délicate pour le secrétaire d'État au Numérique, Mounir Mahjoubi, peu enclin au risque politique de s'exhiber au milieu de la "startup nation" si impopulaire en ce moment, mais dont la présence était pourtant attendue de pied ferme par l'écosystème de la French Tech.

Comme en son temps François Hollande, Mounir Mahjoubi a donc décidé de pratiquer l'art de la synthèse. Mardi 8 janvier, il a bien  fait une apparition au CES... depuis Paris, de manière virtuelle. Une manière d'être là sans vraiment être là, de montrer son soutien à l'écosystème sans prêter le flanc à la critique d'un coûteux voyage.

Mounir Mahjoubi robot CES 2019

Déambulation virtuelle grâce au robot de téléconférence d'Awabot

Sur le stand de Business France et de la Mission French Tech, qui ont organisé la présence des pépites françaises dans l'Eureka Park, la zone consacrée aux startups, le visage de Mounir Mahjoubi est apparu à 10h, heure locale de Las Vegas (19h en France), sur l'écran qui fait office de tête du robot BeAm. Créé par la startup parisienne Awabot, il s'agit d'un androïde de téléconférence. L'utilisateur peut le téléguider à distance, ce qui lui permet de se déplacer à sa guise dans son nouvel environnement.

Malgré les craintes de l'entreprise et de la Mission French Tech concernant le réseau dans un salon bondé qui attend plus de 180.000 personnes au total, Mounir Mahjoubi a pu apparaître à l'heure et effectuer quatre cessions avec des startups françaises qui ont saisi l'opportunité de lui présenter leur innovation et de lui exposer leurs problèmes et enjeux de développement. Le ministre a ensuite effectué une déambulation dans les allées monopolisées par la French Tech jusqu'à 11h, multipliant les rencontres et aussi les photos avec des entrepreneurs ravis d'enlacer un robot.

Mounir Mahjoubi au CES 2019

"C'est plutôt approprié que le secrétaire d'État au Numérique vienne de manière innovante au CES. Cela ne remplace pas une visite physique, car sa présence aurait ramené des médias et aurait permis des échanges plus longs et plus concrets avec les startups qui auraient pu le rencontrer, mais au moins il a fait quelque chose", juge un entrepreneur visiblement amusé.

L'indice "Next 40" de la French Tech verra le jour cette année

Mounir Mahjoubi renouvelle l'expérience de la déambulation virtuelle ce mercredi et jeudi 10 janvier, avec, à chaque fois, des petites cessions de rencontres prévues avec quelques startups ainsi qu'une courte déambulation dans les allées du CES.

Mardi 8 janvier au soir, le ministre est également apparu, mais de manière "traditionnelle" cette fois sous la forme d'une vidéo pré-enregistrée, à la soirée de la francophonie organisée par Business France et La Tribune en marge du CES. Après le mot d'introduction du président du CES Gary Shapiro, le secrétaire d'État du Numérique a confirmé la création, "dans le courant de l'année 2019", de l'indice "Next 40", "le CAC 40 des startups du numérique".

"Il s'agira d'un indice visant à valoriser les 40 startups françaises à plus fort potentiel mondial, un peu comme le CAC 40 de l'industrie, mais pour les pépites du numérique. Elles seront évaluées et sélectionnées par un jury indépendant qui devront mettre à jour régulièrement la liste de ces startups qu'on considère comme ayant le plus fort potentiel, à la fois sur le plan économique et international, mais aussi qui incarnent les valeurs de l'innovation européenne, c'est-à-dire avec un fort impact sociétal", a précisé Mounir Mahjoubi.

Lire aussi : Nouveaux labels, Visa simplifié... : la Mission French Tech pivote

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Commentaires
a écrit le 10/01/2019 à 11:06 :
La République Virtuelle En Marche.

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