EcoVadis, plateforme de notation de RSE, lève 200 millions de dollars

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(Crédits : DR)
EcoVadis, qui développe depuis 2007 la première plateforme collaborative de notation de la responsabilité sociétale (RSE) des entreprises, a annoncé jeudi avoir levé 200 millions de dollars. L'entreprise française souhaite accélérer son internationalisation, notamment aux États-Unis et en Asie, en recrutant 200 employés au cours de l'année.

Méga-levée de fonds pour EcoVadis. L'entreprise française a annoncé, jeudi 9 janvier, avoir levé 200 millions de dollars. Le tour de table a été mené par CVC Growth Partners, la branche growth Equity de CVC Capital Partners. Signée début janvier, la transaction devrait être conclue au premier trimestre 2020. Pour sa première levée de fonds en 2016, EcoVadis avait déjà frappé fort avec 30 millions d'euros obtenus auprès du fonds Partech Ventures - quand d'ordinaire, les séries A en France se situent entre 1,5 et 3 millions d'euros.

Lancée à Paris en 2007, EcoVadis a développé la première plateforme collaborative permettant aux grands groupes d'évaluer la performance environnementale et la responsabilité sociétale (RSE) de leurs fournisseurs. Le but : réduire les risques en matière de RSE et encourager une démarche responsable pour l'intégralité de leur chaîne d'approvisionnement.

"La chaîne d'approvisionnement est le plus grand levier pour créer un vrai changement et avoir un impact social, et ce au niveau mondial. Mais lorsqu'elle n'est pas gérée, elle devient un terrain fertile pour les risques cachés, notamment le travail forcé, les rejets environnementaux, la corruption et les problèmes de sécurité", détaille dans un communiqué Pierre-François Thaler, cofondateur et codirigeant d'EcoVadis.

21 indicateurs de notation

Dans le détail, les fournisseurs doivent remplir en ligne un questionnaire sur leurs pratiques. Ces informations sont ensuite recoupées et vérifiées par les employés d'EcoVadis (600 dans le monde actuellement), mais surtout à l'aide d'un logiciel d'analyse, qui compare les données avec une multitude de sources, comme des ONG, des rapports d'audit ou encore diverses bases de données.

L'entreprise dit couvrir "198 catégories d'achat et 21 indicateurs (des « émissions de CO2 » au « travail des enfants »)", selon le communiqué de presse. Ces informations sont ensuite accessibles à toute la communauté, ce qui permet aux fournisseurs de comparer leurs performances avec les autres pour se mettre au niveau s'ils sont à la traîne.

Recruter 200 employés courant 2019

La plateforme de notation, délivrée en SaaS (logiciel en tant que service, reposant sur une logique d'abonnement et non de licence), est aujourd'hui utilisée par "plus de 60.000 entreprises dans 155 pays et connait une croissance annuelle de 40% par an sur les cinq dernières années", selon le communiqué de presse. Parmi les clients, figurent L'Oréal, Axa, Alstom, Nestlé et Heineken ou encore LVMH.

La chaîne d'approvisionnement est devenu un "levier indispensable pour accélérer la durabilité des entreprises", estime Frédéric Trinel, cofondateur et codirigeant d'EcoVadis. "Elle prend aujourd'hui une dimension nouvelle et un vrai caractère d'urgence, créant ainsi une demande à forte croissance pour nos solutions."

Avec cette rentrée massive d'argent frais, EcoVadis souhaite recruter 200 employés au cours de l'année. L'objectif : accélérer son internationalisation, notamment aux États-Unis - où elle est déjà implantée à New York et à San Francisco - et en Asie. L'entreprise dispose déjà de bureaux en France, au Japon, en Allemagne, au Canada, au Royaume-Uni, en Chine, en Australie, en Tunisie ou encore en Pologne.

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Commentaires
a écrit le 29/03/2020 à 19:06 :
Ou comment le pipeau de la notation rse rejoint le greenwasching. Nouvelle pratique à la limite de la publicité mensongère, qui donc, comme le greenwashing tend malheureusement à se répandre. De plus en plus d'organisations et de grands groupes surfent sur la vague d'intérêt suscitée par le développement durable, s'attribuant ces valeurs pour mousser leur entreprise et leurs produits auprès d'un public cible... Et ces gens pensent qu'en se payant des labels bidons et des entreprises qui vont payer leur pseudos services de notations ils vont nous tromper sur leur vraie nature. Risible et pitoyable en même temps malheureusement.

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