French Tech : "Il y aura un avant et un après l'arrivée de SoftBank en France" (Michel Combes, président de SoftBank Group International)
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LA TRIBUNE - ContentSquare, Sorare, Vestiaire Collective, Swile... Cette année, SoftBank a effectué une entrée fracassante au capital de certaines des plus belles pépites tricolores, ce qui a permis à la French Tech de battre des records de levées de fonds. Cet intérêt nouveau de SoftBank pour la France est-il une conséquence de votre arrivée dans le groupe en avril 2020 ?
MICHEL COMBES - Je suis incontestablement un ambassadeur de la French Tech auprès de SoftBank. Je suis par ailleurs entré au conseil d'administration de la majorité de ces startups pour les conseiller et être leur relais auprès de SoftBank. Mais il faut préciser que ces investissements se font dans le cadre du Vision Fund [un méga-fonds de 100 milliards de dollars lancé en 2017, Ndlr]. Or, en tant que président de SoftBank Group International, mon périmètre recouvre l'ensemble des activités de SoftBank à l'exception du Japon et du Vision Fund. Depuis mon entrée en fonction, mes actions les plus emblématiques ont été, en partenariat avec Marcelo Claure, [le numéro 2 du groupe, Ndlr], la fusion de Spring et de T-Mobile aux Etats-Unis, la reprise en main de WeWork jusqu'au succès de son entrée en Bourse fin octobre, et le lancement puis le déploiement d'un nouveau fonds de 8 milliards de dollars dédié à la technologie en Amérique latine.
Ceci dit, ma position au sein de SoftBank et ma connaissance du marché français me font intervenir dans les décisions d'investissement en France. Je suis même très impliqué dans les actifs sur un plan opérationnel, pour les aider à se développer en utilisant la puissance globale de SoftBank, qui est le premier investisseur dans la tech au monde.
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Concernant la France, le groupe n'y était pas présent jusqu'à l'an dernier et j'ai trouvé cela anormal. J'ai donc porté le sujet auprès du fondateur et CEO, Masayoshi Son. Il fallait effectuer un changement de perception des deux côtés, car non seulement SoftBank connaissait mal la France, mais les entrepreneurs français connaissaient mal SoftBank également. Nous avons donc, avec Marcelo, rencontré beaucoup de pépites de la French Tech pour leur présenter ce que nous faisons. Certaines de ces rencontres ont débouché sur des deals, d'autres sont en cours. Et je peux vous dire que ce n'est pas fini, loin de là.