Souveraineté : le succès de la French Tech profite-t-il vraiment à la France ?
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Cédric O, le secrétaire d'Etat à la Transition numérique, l'affirme haut et fort sur tous les plateaux TV dès que l'occasion se présente : la French Tech serait une pièce maîtresse de la souveraineté nationale et même, européenne. "Développer la tech c'est créer des emplois non-délocalisables sur le territoire. Les technologies garantissent la souveraineté de la France et de l'Europe en créant de futurs champions mondiaux", disait-il encore à La Tribune fin mars lors du Think Tech Summit, tout en promettant que le CAC40 va accueillir sa première entreprise issue de la French Tech d'ici à 2025.
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Pour illustrer le propos de cette tech salvatrice et souveraine, Cédric O a pour coutume de prendre quatre exemples il est vrai très emblématiques : Aledia -deeptech développée près de Grenoble, qui va recruter 500 personnes d'ici à 2025 dans son usine pour créer les écrans de demain grâce à sa technologie unique au monde-, Ynsect -des centaines d'emplois dans le Nord pour révolutionner l'alimentation animale à base de protéines d'insectes- ou encore les plateformes ManoMano -le "Amazon du bricolage et jardinage" qui emploie 800 personnes à Paris et Bordeaux et compte en recruter 1000 autres en 2022- et Mirakl, déjà valorisé 3,4 milliards d'euros, qui permet aux enseignes françaises de créer leur propre marketplace face à Amazon.