LA TRIBUNE - Quelles sont les priorités de votre feuille de route à la tête de la mission French Tech ?
Clara CHAPPAZ - On a beaucoup échangé avec Cédric O [le secrétaire d'Etat au Numérique] sur le rôle de cette 3e mission French Tech et le mot massification est assez vite ressorti. Notre ambition est d'accompagner davantage de startups. Aujourd'hui, via nos différents programmes, on accompagne environ 200 startups, en faisant notamment le lien avec les administrations de l'Etat. L'ambition est d'accompagner en direct 1.000 startups d'ici la fin 2024 via nos programmes que sont le French Tech 120 et le Next40 ou encore le Green 20.
Mais l'objectif n'est pas seulement quantitatif, l'idée est aussi d'être qualitatif en soutenant beaucoup plus de startups de tous les territoires et d'aller chercher plus de diversité dans les profils des fondateurs et dirigeants. Une diversité à la fois sociale, géographique et sectorielle. On a de très belles entreprises dans le secteur du numérique mais on veut aussi renforcer notre soutien aux startups qui font des innovations de rupture (deeptech), notamment dans l'industrie et la transition écologique, en lien avec le plan France 2030. Ce sont souvent des entreprises, à l'instar de Lhyfe dans l'hydrogène, à Nantes, qui ont besoin d'un coup de pouce sur le financement pour prendre en compte des temps de développement et de commercialisation plus longs.