L'initiative a fait grand bruit dans l'écosystème tech, jusqu'au secrétaire d'Etat à la Transition numérique, Cédric O. Le 21 avril, La Tribune publiait l'appel du « Climate Act », une initiative lancée par la startup Shine et soutenue alors par 106 pépites de la French Tech (217 le 7 mai). Engagé pour la transition écologique, le texte dénonce une réglementation « trop peu contraignante » pour les startups, qui leur permet de se focaliser sur leur hypercroissance en ignorant leur empreinte carbone, alors même que le numérique est l'un des secteurs les moins vertueux en matière environnementale et que son explosion est incompatible avec les objectifs mondiaux de réduction de l'empreinte carbone.
Les signataires de cet appel, dont des stars de la French Tech comme les licornes BlaBlaCar, Alan et Vestiaire Collective, mais aussi des leaders comme Backmarket, Openclassrooms, Payfit ou Swile, s'engageaient dans nos colonnes à « prendre les devants », en réalisant puis en publiant un bilan carbone complet avant la fin de l'année, incluant à la fois les émissions dites directes (scopes 1 et 2) et indirectes (scope 3), la mesure de ces dernières n'étant aujourd'hui obligatoire pour personne. Surtout, ils réclament que ces engagements deviennent des « critères obligatoires » pour toutes les entreprises du French Tech 120 et du Next40, le label non-officiel du gouvernement pour mettre en avant les pépites de la tech les plus prometteuses.