Un nouveau bracelet intelligent veut garantir la sécurité personnelle de ses usagers
Alexandre Gadaud
Alexandre Gadaud
Après l'heure, le téléphone, l'orientation, c'est au tour de nos systèmes de sécurité personnelle de s'afficher à nos poignets. Hanne Palsson, une étudiante en design industriel de l'Université de Lund en Suède vient d'annoncer la future commercialisation de son sujet de mémoire : un bracelet connecté baptisé Vevios, pour la sécurité..
Doté d'une fonction appel, d'un GPS et deux boutons - le premier servant à programmer et le second permettant l'activation du système -, le bracelet ne s'active que lorsque ces deux derniers sont pressés. Un mouvement facile et discret - le "panic grip" ou pognée d'urgence - suffit à déclencher les boutons pour appeler en urgence jusqu'à sept numéros de téléphone pré-enregistrés. Dès l'instant où quelqu'un répond à l'alarme, les voyants auparavant rouges deviennent verts et le bracelet active automatiquement le haut-parleur et le micro. La poignée rend également plus difficile l'activation de l'alarme par erreur.
Breveté par l'université début 2016, la technologie pourrait bien répondre au besoin de cibles toujours plus nombreuses. Aujourd'hui, la très grande majorité des bracelets connectés pour la sécurité sont soit encore de l'ordre du projet, comme pour Vevios, soit limité à certaines cibles, comme le Safelet, un "bijou connecté" pour les femmes. Équipé du système de bouton unique, il serait cher, de facture douteuse et pas tellement efficace d'après les utilisateurs... La cible principale restait majoritairement les femmes, plutôt jeune et vivant en métropole.
Hanne Palsson a travaillé presque dix ans comme aide-soignante auprès de personnes âgées. Elle avait une vision claire des fonctionnalités utiles d'une alarme de sécurité. Le bracelet qu'elle a créé était d'abord destiné aux personnes âgées, puis elle s'est rapidement rendu compte des possibilités de son objet.
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L'aspect rond, translucide et épuré de l'objet servirait d'après elle à atteindre d'autres cibles, comme pour la protection des témoins, les jardins d'enfants, les forêts ou encore les environnements extrêmes. Un positionnement qui semble payant puisque plusieurs entreprises de technologie médicale et électronique .auraient exprimé leur intérêt, avant une commercialisation prévue début 2018.
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Alexandre Gadaud