VTC : la Hongrie a le feu vert du parlement pour stopper Uber

Portée par le gouvernement conservateur de Viktor Orban et approuvée par 119 voix contre 61 et 3 absentions, la nouvelle loi permet de bloquer techniquement pendant un an les services internet de tout "prestataire de services de taxi ne disposant pas d'un centre d'appel", à l'instar d'Uber.
Depuis l'arrivée de Uber en Hongrie en 2014, Budapest a graduellement renforcé sa législation contre l'application et multiplié les contrôles des chauffeurs.
Depuis l'arrivée de Uber en Hongrie en 2014, Budapest a graduellement renforcé sa législation contre l'application et multiplié les contrôles des chauffeurs. (Crédits : REUTERS/Robert Galbraith)

Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour le géant Uber. Lancée il y a cinq ans par l'Américain Travis Kalanick, la plateforme technologique met en relation passagers et voitures de transport avec chauffeurs (VTC). Ces derniers sont des professionnels du transport dans certains pays (comme en France) et de simples particuliers dans d'autres (comme c'était le cas pour l'offre UberPop, désormais suspendue en France).

Ce dernier cas de figure se retrouve en Hongrie, où le service (correspondant à "feu UberPop" en France) risque de fermer après la France, la Suède et la Belgique. Le parlement hongrois vient en effet d'autoriser le blocage des applications de transports entre particuliers, visant tout particulièrement Uber, implanté dans le pays depuis deux ans. La firme américaine y revendique 1.200 chauffeurs et 150.000 clients.

L'entreprise valorisée plus de 60 milliards de dollars se voit accusé de concurrence déloyale par les acteurs professionnels historiques tels que les taxis, comme dans la majorité des pays où le groupe est présent, collectionnant ainsi les dêmélés devant la justice.

Bloquer les plateformes sans centre d'appel

Portée par le gouvernement conservateur de Viktor Orban et approuvée par 119 voix contre 61 et 3 absentions, la nouvelle loi permet de bloquer techniquement pendant un an les services internet de tout "prestataire de services de taxi ne disposant pas d'un centre d'appel", à l'instar d'Uber.

Notons au passage que si nous transposions cette décision sur le marché français, cela avantagerait certaines plateformes de VTC comme Marcel Chauffeur ou Le Cab au détriment de certaines autres...

"Uber n'a rien à faire sur le marché hongrois", a martelé avant le vote au parlement Janos Fonagy, un représentant du parti Fidesz de M. Orban.

Depuis l'arrivée de Uber en Hongrie en 2014, Budapest a graduellement renforcé sa législation contre l'application et multiplié les contrôles des chauffeurs.

Lundi, la société a vivement déploré lundi l'adoption de la loi et annoncé vouloir "continuer (ses) activités" dans le pays. "L'interdiction de nouvelles technologies juste parce qu'elles n'entrent pas dans un vieux cadre légal ne va pas dans le bon sens", a déclaré le chef de Uber-Hongrie, Zoltan Fekete.

D'ailleurs en France, la semaine dernière, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Uber à 800.000 euros d'amende, dont la moitié avec sursis, pour avoir violé la législation en vigueur avec son application UberPop. Uber a fait part de son intention de faire appel tout en pointant du doigt l'incohérence d'une telle décision face aux récentes déclarations de la Commission européenne, encourageant l'innovation.

Lire aussi : Pourquoi l'Arabie saoudite mise sur Uber

(Avec AFP)

En direct - Transition Forum 2022

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaire 0

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

Il n'y a actuellement aucun commentaire concernant cet article.
Soyez le premier à donner votre avis !

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.