Internet des objets : 2017, l’année du grand décollage ?

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Depuis quelques mois, Bouygues Telecom et Carrefour travaillent ensemble pour améliorer l'approvisionnement des hypers grâce à l'IoT.
Depuis quelques mois, Bouygues Telecom et Carrefour travaillent ensemble pour améliorer l'approvisionnement des hypers grâce à l'IoT. (Crédits : Reuters)
D’après les derniers chiffres du cabinet Gartner, 8,4 milliards d’objets connectés seront utilisés cette année à travers le monde, contre 6,3 milliards en 2016.

Si l'Internet des objets (ou IoT pour « Internet of Things ») est considéré par tous les industriels et analystes comme la prochaine grande révolution technologique, sa croissance semblait, jusqu'alors, ne pas être à la hauteur des myriades de projections mirifiques publiées par nombre de cabinets d'experts. Reste que d'après la dernière étude de Gartner, le secteur serait en plein boom, même si ces projections sont à prendre avec des précautions. Cette année, le cabinet estime qu'il y aura 8,4 milliards d'objets connectés à travers le monde, contre près de 6,4 milliards en 2016. Pour 2018, ses analystes tablent sur 11,2 milliards de dispositifs communicants. Un chiffre qui serait quasi-doublé en 2020, avec 20,4 milliards d'objets connectés en circulation.

D'après cette étude, le grand public sera le plus grand consommateur d'IoT, puisqu'il utilisera 67% des objets connectés disponibles dans le monde. Ce qui montre que les entreprises prennent d'une certaine manière leur temps pour implanter ces technologies nouvelles dans leurs processus de production ou de gestion. Quand bien même l'IoT est perçu comme un très fort levier de croissance pour les professionnels.

« Outre les systèmes liés à la voiture connecté, les applications qui seront les plus utilisées par les consommateurs seront les téléviseurs intelligents et les décodeurs numériques, tandis que les compteurs électriques intelligents et les caméras de sécurité commerciales seront les plus utilisés par les entreprises », affirme Peter Middleton, directeur de recherche chez Gartner.

Les entreprises dépensent plus

Mais ce que montre Gartner, c'est que si les particuliers disposent de plus en plus dispositifs communicants, les entreprises, même si elles en ont moins, dépensent aujourd'hui bien davantage pour s'équiper. Ainsi, en 2017, elles débourseront près de 964 milliards de dollars dans l'IoT, contre 725 milliards pour le grand public. D'après Gartner, cet écart est dû au fait que de nombreux prestataires épaulent aujourd'hui les entreprises pour concevoir et mettre en œuvre des systèmes IoT adaptés à leurs besoins.

Et pour cause : pour améliorer la logistique dans la grande distribution, par exemple, glisser des capteurs dans des camions ou des palettes d'approvisionnement ne suffit pas. Encore faut-il choisir les capteurs judicieusement, déterminer le meilleur réseau pour récupérer les données, disposer d'un logiciel adapté, mener des tests et des évaluations, former le personnel, etc... Ce qui coûte cher et prend du temps.

En outre, pour tirer profit de l'IoT, des entreprises issues parfois de secteurs différents doivent travailler et collaborer ensemble. C'est la raison pour laquelle Orange s'est allié avec Vinci pour concevoir des aires d'autoroute connectés. Ou qu'Objenious, la filiale de Bouygues Telecom dédiée à l'IoT, travaille avec Carrefour pour faciliter l'approvisionnement de ses hypers.

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Commentaires
a écrit le 08/02/2017 à 13:14 :
En tout cas, ça sera sans moi : cette technologie n'a aucune sécurité. Sous une mince couche de "services" rendus au consommateur, c'est avant tout une grosse opportunité pour les États, les multinationales et les malfaisants de tout poil !
a écrit le 08/02/2017 à 11:40 :
La vente de ces produits ne prend pas parce que les vendeurs ne sont pas bien formés et les clients encore moins bien informés à l'utilité et à l'usage de ces produits :-(
a écrit le 08/02/2017 à 11:23 :
Et si le consommateur se montrait plus intellient que ne le supposent les acteurs de l'informatique en rejettant les objets connectés qui en réalité ne lui apportent pas grand chose et sont surtout faits pour l'intérêt des entreprises. dès lors que l'on est pas hypocondriaque pas besoin de savoir en permanence si mon coeur bat au bon rythme ou si ma tension est bonne. je n'ai pas envie que mon frigo commande pour moi des produits (si j'ai envie de changer de marque je fais comment et je pense que beaucoup de consommateur ont consommé des produits dont la DLC est passée. quel est également pour le conducteur moyen l'intérêt de l'informatique dans le véhicule qui va m'orienter vers les rest qui ont payé leur obole à Google et ne m'indiquera pas le petit restaurant convivial du coin. Et je ne parle pas de la voiture autonome qui de fait n'intéresse que les transports collectifs ou le quatrième âge. Et je laisse de côté le big brother et le piratage!
a écrit le 07/02/2017 à 13:58 :
pourtant ça fait bien deux ans que les médias nous soulent avec ça, et même la première fois que j'ai entendu parler dans un JT du frigo qui commande à notre place ce qu'il manque ça doit bien faire 3 ou 4 ans.

Quel est l'intérêt pour le consommateur ? Aucun. Quel est l'intérêt pour la société marchande ? Une augmentation significative de la marge bénéficiaire.

C'est peut-être pour ça que ça ne prend pas non ? Mais bon vu le nombre de milliards qu'investissent les multinationales dans le concept qu'on le veuille ou pas on n'aura, on est habitué.

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