L'ancienne secrétaire d'État américaine a été nommée au conseil d'administration de l'entreprise spécialisée dans le stockage de données. Un choix qui fait polémique en raison de ses positions vis-à-vis des écoutes téléphoniques et de la torture pendant la guerre en Irak.
Les activistes de l'Internet se mobilisent une nouvelle fois. Après le nouveau patron de Mozilla, c'est au tour de Condoleezza Rice, depuis mercredi au conseil d'administration du service de stockage de données en ligne Dropbox, d'être la cible d'une pétition.
Les auteurs de la pétition écrivent d'ailleurs qu'il est "logique que Dropbox veuille une personne accomplie, de haut niveau et bien connectée à son conseil d'administration, alors qu'ils préparent leur entrée en Bourse". Ils reconnaissent d'ailleurs que Condeleezza Rice répond largement à ces critères.
Soutien aux écoutes
Le problème se situe surtout au niveau éthique, expliquent les créateurs de Dropbox, qui rappellent point par point le récent passé de "Condie" Rice. Outre son soutien affirmé à la guerre en Irak alors qu'elle était conseillère la Sécurité nationale, elle a également justifié l'utilisation de programme de tortures, selon un rapport du Sénat américain.
Les Internautes pourraient bien finir par obtenir l'exclusion ou la démission de Condoleezza Rice du conseil d'administration de Dropbox, de façon similaire à ce qui est arrivé au PDG de Mozilla. Nommé le 25 mars, Brendan Eich a quitté son poste deux semaines après, sous un feu de critiques pour avoir soutenu la "proposition 8" en Californie en 2008, un référendum et une loi visant à amender la constitution de l'État afin d'interdire le mariage gay.