Données personnelles : les Français parmi les plus regardants au monde

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Les plus hostiles au partage des informations sur la toile ont en fait peur que celles-ci ne tombent entre les mains de personnes qui ne devraient pas y avoir accès. (Photo : Reuters)
Les plus hostiles au partage des informations sur la toile ont en fait peur que celles-ci ne tombent entre les mains de personnes qui ne devraient pas y avoir accès. (Photo : Reuters) (Crédits : Reuters)
Les Français passent beaucoup de temps sur Internet. Ils font pourtant partie des plus frileux quant au partage de leurs données personnelles.

Les données personnelles : c'est l'un des sujets majeurs depuis qu'Internet est devenu un outil indispensable au quotidien. Mais d'un pays à l'autre, l'importance accordée à ces fameuses traces laissées par les internautes sur la toile n'est pas la même. En témoigne un sondage réalisé à l'échelle de 15 pays par le géant du stockage de données EMC, et qui montre notamment que les Français font partie des plus réticents.

Le confort de navigation n'est pas un argument pour les Français et les Allemands

Au total, 15.000 consommateurs ont été interrogés dans quinze pays. C'est en Allemagne que les sondés sont les moins prêts (71%) à "échanger une part de vie privée pour plus de facilité et de commodité" lorsqu'ils utilisent Internet. Par exemple parce que les annonceurs ont accès à leurs goûts et préférences et peuvent donc fournir des réponses plus appropriées à leurs recherches.

La France arrive en deuxième position, avec 63% de sondés réticents à l'idée de dévoiler leur vie privée contre avantages, tandis que cette catégorie d'Internautes représente 56% aux États-Unis, 52% aux Pays-Bas et baisse jusqu'à 40% en Inde, 39% au Mexique et 35% au Japon.

Manque de confiance dans la protection des données

Les plus hostiles au partage des informations sur la toile ont en fait peur que celles-ci ne tombent entre les mains de personnes qui ne devraient pas y avoir accès.

En moyenne sur l'ensemble de ces 15 pays, 25% des sondés indiquent avoir déjà été victimes d'un piratage sur leur compte email, ou encore 17% avoir connu la même mésaventure sur leur compte Facebook ou autre. 14% se sont en outre déjà fait voler ou pirater leur carte bancaire.

94% des Néerlandais estiment par ailleurs que "des lois devraient exister pour interdire la commercialisation des données sans le consentement explicite" de leurs propriétaires, contre 91% des Français ou 78% des Indiens.

Les Indiens sont d'ailleurs ceux qui ont le plus confiance en leurs gouvernants en matière d'internet: ils sont ainsi 64% à penser que les différentes institutions de leur pays "travaillent pour protéger leur vie privée", contre 40% des Italiens ou 31% des Français.

Le e-shopping et les réseaux sociaux ont pourtant la cote

Dans les détails, en France, 39% des sondés indiquent passer entre 3 et 4 heures par jour à surfer sur Internet, 15% entre 5 et 6 heures, 5% entre 7 et 8 heures, et enfin 10% "plus de huit heures" au quotidien.

La majorité d'entre eux consultent des sites de e-commerce ou réalisent des transactions bancaires (86%), ou encore utilisent les réseaux sociaux (52%).

Toujours, 42% des personnes interrogées estiment que leur vie privée est moins respectée qu'il y a un an, contre une moyenne de 59% des sondés dans les 15 pays.

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Commentaires
a écrit le 17/06/2014 à 18:41 :
L'internaute français et échaudé, personne ne lui dira le contraire.

Mais des solutions se développent aux États-Unis ou en France comme Yes Profile par exemple afin de concilier respect de la vie privée et l'utilisation commerciale des données personnelles avec l'accord de l'internaute et à son profit. Pour cela il faut garantir à la fois la protection des données personnelles confiées à un tiers de confiance et la majorité des bénéfices générés par la location de ces données.

C'est ce deuxième aspect qui pose sans doute le plus de problème aux acteurs du e-marketing....
a écrit le 13/06/2014 à 8:45 :
Il faut rester frileux mais surtout très restrictif aux données personnelles laissées sur le web, dans la grande majorité des cas cela va jouer à votre encontre.
a écrit le 13/06/2014 à 0:15 :
"Ils font pourtant partie des plus frileux quant au partage de leurs données personnelles"... quelle curieuse façon de présenter les choses... comme si la notion même de vie privée n'avait plus de sens.
Il serait intéressant de savoir comment réagiraient nos élites, y compris journalistiques, si demain c'était effectivement le cas pour eux. Là, gageons qu'on aurait immédiatement droit à toute la litanie des "protection de la vie privée"

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