Parmi les secteurs économiques les plus impactés par la pandémie du Covid-19, celui du tourisme souffre particulièrement. Airbnb, leader mondial de la réservation de logements entre particuliers partout dans le monde, prend la crise de plein fouet. Si bien que la licorne américaine, valorisée en début d'année 35 milliards de dollars, doit repasser par la case investisseurs pour affronter la tempête. La plateforme basée à San Francisco a annoncé une levée de fonds d'1 milliard de dollars, en dette et actions, auprès des fonds Silver Lake et Sixth Street Partners.
Dans un communiqué, Airbnb tente de minimiser la gravité de la crise. "Ces nouvelles ressources vont soutenir le travail d'Airbnb pour investir sur le long terme dans sa communauté d'hôtes", a précisé l'entreprise. Cette levée de fonds doit officiellement servir à investir dans le développement de l'offre de séjours de long-terme, pour les étudiants ou les salariés en déplacement, par exemple.
Mais l'entreprise fait surtout face à arrêt brusque de son activité, alors que son modèle repose sur une commission de 15% sur chaque location. Si Airbnb n'a pas indiqué l'impact économique du coronavirus, il est certainement énorme étant donné le confinement forcé de quasiment la moitié de la population mondiale. Entre janvier et mars par exemple, au moment où le virus frappait surtout la Chine, les réservations à Pékin ont chuté de 96% d'après le cabinet d'études AirDNA. Sur la même période, Airbnb a perdu à Séoul (Corée du Sud) et à Rome (Italie) respectivement 46% et 41% de son activité.
Sur le milliard de dollars récolté, 5 millions iront d'ailleurs dans le fonds de soutien pour les "super hôtes", des loueurs assidus et très bien notés, qui ont besoin d'aide pour payer leur loyer ou rembourser leur emprunt.
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Avant la pandémie, Airbnb avait prévu de rentrer en Bourse en 2020 à une valeur estimée jusqu'à 35 milliards de dollars. Mais d'après le Financial Times, le leader mondial de la réservation touristique entre particuliers aurait déjà abaissé sa valorisation autour de 25 milliards de dollars. D'après le journal, les employés ont été informés de la nouvelle valorisation par le PDG Brian Chesky lors d'une réunion le 2 avril dernier.
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Une mauvaise nouvelle de plus, alors que Bloomberg révélait en mars que l'entreprise pourrait repousser son introduction en Bourse, qui était initialement prévue "courant 2020".
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