Après la Commission européenne, c'est au tour de la justice américaine de s'intéresser aux accords passés entre la firme à la pomme et les maisons de disque. Des pratiques anticoncurrentielles pourraient gravement nuire aux modèles des sites gratuits et supportés par la publicités.
La justice s'inquiète particulièrement de l'impact que de tels arrangements pourraient avoir sur les sites d'écoutes freemium (gratuit mais avec une offre payante, comme Deezer ou Spotify), ou gratuits (Youtube), qui tirent une part notable de leurs revenus de la publicité.
Dans un email envoyé le 8 juin à la justice et rendu public, les avocats d'Universal Music ont confirmé coopérer avec la justice tout en réfutant s'être entendu avec Apple ou d'autres majors pour "entraver la disponibilité des services de streaming musicaux gratuits ou soutenus par la publicité de tiers".
Les licences obtenues auprès des maisons de disque sont en effet indispensables aux sites de streaming musical pour exister, sous peine de quoi ils sont menacés par la justice de fermeture. Le site Grooveshark, un des pionniers de l'écoute gratuite créé en 2006, en ainsi fait les frais, fermant ses portes fin avril (un clone du site est depuis apparu sur le web) après plusieurs années de combat avec les maisons de disque.