L'État refuse de donner 41.000 euros pour sauver Point de Contact, maillon crucial dans la lutte contre la pédocriminalité en ligne
Marine Protais
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Kacper Pempel
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41 000 euros. C'est la somme qui manque à Point de Contact, l'un des acteurs les plus actifs en France dans la lutte contre les contenus illicites en ligne, pour poursuivre sa mission. Depuis 25 ans, cette petite équipe de six personnes épluche des dizaines de milliers de contenus signalés par les internautes, les catégorise, et les fait si besoin retirer du Web et remonter aux autorités. Un travail de fourmi pour tenter de « nettoyer », ou du moins éponger, le web des contenus problématiques, notamment pédocriminels, haineux, et sexistes. Mais l'association n'est pas parvenue à obtenir cette somme demandée à l'Etat. Son président, Jean-Christophe Le Toquin, a donc annoncé le 29 février sur les réseaux sociaux avoir pris rendez-vous avec le tribunal pour déposer le bilan.
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« Compte tenu de la somme dérisoire que nous demandons, ce n'est pas un problème d'argent, mais un problème de fond », tranche-t-il. La nécessité du travail de son organisation semble pourtant évidente. Point de Contact est le premier signalant professionnel auprès de Pharos, la plateforme du gouvernement qui permet le retrait des contenus illicites du web. Jean-Christophe Le Toquin voit la liquidation judiciaire de son organisation comme un moyen de mettre fin à l'illusion de l'engagement du gouvernement sur ses questions, en dehors des discours « et des initiatives qui ne servent à rien ».
Marine Protais