Les TPE/PME françaises sont sur Internet… mais ne savent pas en profiter

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Si les TPE/PME françaises sont présentes sur les réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn, Twitter), 77% d'entre elles considèrent que le temps investi sur ces plateformes n'est pas rentable, selon le baromètre Réussir avec le Web de l'Afnic.
Si les TPE/PME françaises sont présentes sur les réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn, Twitter), 77% d'entre elles considèrent que le temps investi sur ces plateformes n'est pas rentable, selon le baromètre "Réussir avec le Web" de l'Afnic. (Crédits : Pixabay / CC)
Pour 94% des TPE/PME françaises, être présent sur Internet est jugé comme nécessaire à leur activité. Si la grande majorité d'entre elles ont des sites et des pages sur les réseaux sociaux, elles investissent peu de temps et d'argent pour soigner leur présence en ligne. En cause : un retour sur investissement parfois difficile à quantifier.

Si les TPE/PME françaises sont présentes sur Internet, elles restent encore trop passives pour leur transformation numérique. C'est ce qui ressort de l'étude "Réussir avec le web", présentée ce lundi 17 décembre au matin à Paris par l'Association française pour le nommage Internet en coopération (Afnic), l'organe qui gère les noms de domaine comme le .fr. Ce premier baromètre vise à évaluer la maturité des usages sur Internet par les TPE/PME françaises (voir méthodologie en bas de l'article), en mesurant leur présence en ligne, leur visibilité et e-réputation, ainsi que leur développement commercial.

« Le travail d'évangélisation sur la nécessité d'être sur Internet a été réalisé : la majorité des TPE/PME le savent désormais. En revanche, elles n'ont pas encore conscience des bénéfices concrets qu'Internet peut apporter pour leurs activités », estime Pierre Bonis, directeur général de l'Afnic. « Désormais, il faut s'atteler aux modalités de la présence sur Internet, avec l'identification d'outils simples et peu coûteux pour que cela ait un impact direct sur l'activité des entreprises. »

En effet, 94% des entreprises sondées jugent que leur présence sur Internet est indispensable ou utile à leur activité. Parmi les principales motivations, figurent la possibilité de présenter son activité (68%), être trouvé plus facilement (49%) et communiquer avec les clients et les prospects (39%).

Peu de temps et d'argent dédiés à la présence en ligne

Ainsi, 76% des entreprises ont un site Internet et 74% ont une page sur un réseau social. Bémol : les TPE/PME consacrent peu de temps et d'argent pour soigner leur présence en ligne. 61% des sondés y consacrent moins de 300 euros par an à Internet - ce qui permet plus ou moins de couvrir l'utilisation d'un nom de domaine propre et les frais d'hébergement du site. Et seulement 59% des entreprises passent plus d'une heure par semaine pour alimenter leurs sites et réseaux sociaux. Il y a donc peu de nouveaux contenus publiés pour une grande partie des entreprises.

Au total, deux tiers des entreprises ne mène aucune action de publicité en ligne et la moitié seulement gère les avis en ligne.

« Cela démontre que les entreprises ne comptent pas sur Internet pour leur développement commercial. Elles ont intégré la nécessité d'être présentes en ligne, mais elles adoptent encore une gestion passive », explique Loïc Damilaville, responsable études et veille marché à l'Afnic.

En cause ? Un retour sur investissement parfois difficile à quantifier. 58% des entreprises ne connaissent pas le montant de leur chiffre d'affaires généré grâce à Internet. Et si les TPE/PME sont présentes sur les réseaux sociaux, comme Facebook, LinkedIn et Twitter, 77% d'entre elles considèrent que le temps investi sur ces réseaux n'est pas rentable.

« Il y a un problème de perception des bénéfices induits et avérés générés par une bonne présence sur Internet, affirme Loïc Damilaville. Pour les TPE/PME, il reste une boucle positive à amorcer : davantage d'investissements et d'implication pour pouvoir obtenir des résultats significatifs sur leurs activités. »

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Méthodologie : questionnaire de 26 questions rempli par 3.249 entreprises, réparties dans toute la France et issues de divers secteurs d'activités (mode, tourisme, communication, conseil, numérique...) L'agrégation des résultats a été réalisée entre septembre 2017 et août 2018.

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Commentaires
a écrit le 18/12/2018 à 13:14 :
Remarque on devrait aussi s'intérésser aux grossses entreprises avec des sites relous, bourrés de scripts, qui renvoies parfois à la concurrence, de cookies , lents et inutilisables, qui perdent toute une clientèle pressée fuyant sur Amazone, en 2018 une commande prend 10 x plus de temps qu'en 2000 sur minitel!
L'exemple de la boîte de mon fils est rare, son patron a pris une équipe d'informaticiens qui ont créé un site souple rapide facile d'accès, utilisable en ligne, l'entreprise a suivi, et le chiffre d'affaire a triplé alors que les confrères sont en dépot de bilan.
a écrit le 17/12/2018 à 18:47 :
quelle surprise!
apres, developper son ca, oui, pourquoi?
remplir les caisses de l'etat socialiste, creer des emplois pour les autres sans rien gagner???
euh, non merci, pas trop, small is beautiful
les socialiste n'ont qu' plutot creer des boites eux memes, ca reduit les inegalites dans le travail et la prise de risque, et s'ils ne le font pas ils seront responsables de l'arrivee du fn au pouvoir
he, tables turned!
a écrit le 17/12/2018 à 16:33 :
Et puis surtout un héritage des propriétaires de capitaux et d'outils de production faisant que de père en fils c'est au final le comptable, le banquier, et l'avocat fiscaliste pour ceux qui en ont les moyens, qui gèrent l'entreprise mais de manière financière or celle-ci est désespérément conservatrice de nature.

Mais bon les patrons héritiers du coup sont contents du moins ne se rendent pas compte de tout ce qu'ils ne gagnent pas...

L'inertie financière nous mène à notre tombe.

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