"Marketplace", la plate-forme Facebook de petites annonces arrive en France

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Le logo de Facebook est affiché sur leur site Web dans une photo illustrée prise à Bordeaux, en France, le 1er février 2017
Le logo de Facebook est affiché sur leur site Web dans une photo illustrée prise à Bordeaux, en France, le 1er février 2017 (Crédits : REUTERS/Régis Duvignau)
Le célèbre réseau social américain a lancé lundi un nouveau service de petites annonces entre particuliers en France, et en Europe. Il lorgne sur les sites d'e-commerce plus traditionnels.

Facebook veut détrôner Le Bon Coin. Le réseau social le plus populaire au monde, avec plus de 2 milliards d'utilisateurs par mois, s'attaque au marché du e-commerce en Europe. Une semaine après l'annonce officielle du lancement de "Marketplace" sur le Vieux-Continent, la plate-forme de petites annonces entre particuliers du géant américain est en ligne à partir de ce lundi en France. Déjà sur la toile depuis un an aux Etats-Unis, en Australie et au Royaume-Uni, le service sera accessible pour ses membres uniquement sur les applications iOS et Android.

| Lire Facebook lance un service d'achat et de vente entre membres

Une "extension naturelle"

Sur Facebook, les groupes consacrés exclusivement à la vente sur le réseau rassemblent déjà presque 550 millions de personnes selon Reuters, soit un quart de son nombre total d'utilisateurs à travers le monde. D'après la vice-présidente de Facebook Marketplace, Deborah Liu, interrogée par l'agence de presse anglaise, l'objectif est aussi bien de "faciliter l'achat et la vente", que "d'axer le service sur la communauté". Les acheteurs peuvent ainsi déterminer un périmètre aussi bien à l'échelle nationale que locale, pour être mis en contact avec les vendeurs. La plate-forme réussirait à être une "extension naturelle du réseau social" d'après Colin Sebastian, analyste chez RW Baird interrogé par Le Monde.

Car la société fondée par Mark Zuckerberg entend bien réutiliser les mêmes ingrédients qui ont fait son succès. Une interface simple et conçue pour les smartphones, ainsi qu'une mise en vente rapide de l'objet nécessitant uniquement une photo, un prix, et une description, facilitent la tâche pour les vendeurs. De la même manière, l'utilisation du profil Facebook déjà existant apporterait un gage de fiabilité et de sécurité supplémentaire. Sa messagerie instantanée interne, Messenger, remplace aussi les courriers électroniques, et servirait la fonctionnalité du service. Que les profils publics soient utilisés permet "d'acheter et vendre l'esprit tranquille" souligne Deborah Liu. Un lien de confiance entretenu précieusement, qui pourrait nourrir des ambitions bien plus grandes pour le géant de l'internet.

Détrôner les plates-formes d'e-commerce "traditionnelles" ?

Facebook avait déjà tenté d'installer ce type de plate-forme en 2007, sans succès. Cette fois, la firme accorde plus de visibilité à son nouveau service, en plaçant l'icône correspondant au centre de la barre de navigation de son application mobile. Une stratégie qui a déjà permis la mise en vente de 18 millions d'objets aux Etats-Unis selon le réseau. Toutefois, ses concurrents à l'échelle nationale -Le Bon Coin en France totalise près de 28 millions d'annonces à ce jour - sont bien implantés et seront long à détrôner pour l'entreprise américaine. Dans cette course au podium, Facebook peut néanmoins s'appuyer sur sa place de troisième site le plus visité au monde (données Alexa) et tenter ainsi de se faire une place dans le marché mondial du commerce en ligne.

>> Lire aussi Commerce en ligne: Facebook poursuit son offensive

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Commentaires
a écrit le 21/08/2017 à 18:17 :
J'ai testé aux USA récemment...Le Bon Coin peut dormir tranquille; juste intéressant pour les gamins qui s'intéressent à des babioles sans valeurs et qui souhaitent être espionnés encore davantage par leur appli favorite ! Vous me direz c'est déjà çà...

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