Meta (Facebook) : après le flop du métavers, Mark Zuckerberg est-il toujours l'homme de la situation ?
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L'avatar de Mark Zuckerberg, patron de Meta.
Mark Zuckerberg sur Instagram
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Faut-il encore croire en la vision de Mark Zuckerberg ? Il y a vingt ans, le petit génie de Harvard avait perçu avant tout le monde la révolution des réseaux sociaux et surtout, le pouvoir des données personnelles, transformées en or grâce à la publicité ciblée. Avec quelques autres, dont Jeff Bezos (Amazon) et Steve Jobs (Apple), Mark Zuckerberg a transformé le rêve décentralisé d'Internet en chasse gardée de quelques plateformes prédatrices, les fameux Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). Au point que leur incroyable et inédite puissance économique, financière et politique, et les dégâts qu'ils causent sur la démocratie et la concurrence, ont fini par effrayer les Etats partout dans le monde, qui ont imaginé de nouvelles régulations spécialement conçues pour les contenir, à l'image du Digital Markets Act européen.
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Mark Zuckerberg a eu un tel impact depuis le lancement de Facebook en 2004, qu'il n'est pas étonnant que lorsqu'il se prend de passion pour une nouvelle technologie, le monde l'écoute et s'emballe. Dès 2014, l'entrepreneur percevait déjà dans la réalité virtuelle et augmentée « l'Internet de demain » et le futur des interactions sociales. Près de dix ans plus tard, en octobre 2021, l'entrepreneur visionnaire tente un coup de poker : à la surprise générale, il annonce la transformation de Facebook en Meta. Derrière le changement de nom se joue en fait un pivot radical de l'ensemble de l'entreprise vers le métavers. Le dirigeant annonce à ce moment-là le basculement de l'essentiel des investissements du groupe vers cette nouvelle plateforme -10 milliards de dollars par an jusqu'à 2030-, la création de 10.000 emplois en Europe dans les cinq ans, et la promesse d'une révolution des usages comparable à celle de l'arrivée du smartphone dans nos vies dans les années 2000. Au 1er février 2023, Meta avait investi pas moins de 36 milliards de dollars dans son métavers d'après ses résultats financiers.