Voilà une évolution dont les consommateurs se seraient bien passés : d'ici à la fin de l'année 2022, la publicité, fléau de la télévision traditionnelle, débarquera sur Netflix et Disney+, les deux champions du streaming vidéo à la demande et sur abonnement (SVoD). Symbole de l'évolution inexorable du modèle économique du streaming, la publicité doit offrir aux plateformes des revenus supplémentaires pour financer leur expansion et leur catalogue de contenus exclusifs, le nerf de la guerre dans un secteur devenu très concurrentiel. En contrepartie, les consommateurs prêts à supporter les annonces paieront moins cher leur abonnement. En théorie...
D'après Bloomberg, l'offre d'abonnements avec publicités de Netflix sera lancée « au dernier trimestre 2022 », simultanément dans « au moins » une « demi-douzaine » de marchés dans le monde. La France, qui fait partie des marchés les plus développés de Netflix, en fait probablement partie, bien que l'entreprise n'ait pas encore dévoilé la liste.
Quoiqu'il en soit, l'offre avec pubs coûtera, d'après Bloomberg, entre 7 et 9 dollars par mois, certainement en fonction des pays. Autrement dit, dans le pire des cas, c'est une réduction très mineure par rapport au moins cher des abonnements sans pubs, qui s'élève à 9,99 dollars par mois aux Etats-Unis (8,99 euros en France), pour un écran. En revanche, la différence vis-à-vis de la formule Standard, fixée à 15,49 dollars (13,49 euros en France) pour deux écrans en simultané, est plus intéressante. Dans tous les cas, l'offre avec pubs reste chère : Amazon Prime Video et Apple TV+ proposent déjà des offres moins chères et sans pubs. Netflix risque d'être encore l'un des acteurs les plus chers du marché : Peacock, le service de streaming du groupe NBCUniversal lancé mi-2020, propose son offre avec pubs pour 4,99 dollars par mois...