Netflix : une nouvelle vague de licenciements et l'ajout de publicités suffiront-ils à endiguer la crise ?
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Dado Ruvic
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Netflix est toujours dans le dur. D'après le site d'information américain Variety, le géant du streaming vidéo a lancé une nouvelle vague de licenciements, qui va toucher 300 postes supplémentaires, en plus des 150 déjà supprimés fin mai. Soit, au total, 4,1% de sa masse salariale, qui s'établit autour de 11.000 employés dans le monde. Et ce sans compter la centaine d'intérimaires et de travailleurs à temps partiel qui avaient aussi été renvoyés fin mai.
Cette mauvaise nouvelle était toutefois attendue. En mai, Netflix avait prévenu que d'autres licenciements seraient annoncés en 2022, en raison d'une conjonction inédite de mauvaises nouvelles. Le géant du streaming fait ainsi face au ralentissement de la croissance de ses revenus, à sa première baisse du nombre d'abonnés cette année -notamment en raison de son départ de Russie lié à la guerre en Ukraine -, et de ses performances boursières en chute libre. Depuis mars, Netflix a ainsi perdu près de 70% de sa valeur sur les marchés. Une dégringolade qui s'explique à la fois par sa propre panne de croissance dans un marché désormais très concurrentiel, et par le contexte macroéconomique difficile, caractérisé par un retour sur Terre des valeurs tech en Bourse.
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D'après l'entreprise, cette nouvelle vague de licenciements concerne tous les services et se justifie par la volonté du groupe de réduire ses dépenses, plutôt que par les performances de chaque employé. « Nous continuons à investir de manière significative dans les contenus mais effectuons ces ajustements afin que nos coûts augmentent en cohérence avec la croissance plus lente de nos revenus », a expliqué un porte-parole de Netflix à Variety.