Talibans au pouvoir en Afghanistan : la modération des réseaux sociaux attendue au tournant
Sylvain Rolland
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Une fois n'est pas coutume, Facebook a été prompt à réagir. Quelques jours après la création d'un compte WhatsApp "d'assistance à la population" par le nouveau pouvoir taliban en Afghanistan, le groupe américain, qui possède la messagerie, a décidé de le fermer. La raison ? L'obligation de se "plier aux lois américaines sur les sanctions", a déclaré un porte-parole du réseau social aux médias, "ce qui inclut l'interdiction de comptes qui se présentent comme des comptes officiels des talibans". Effectivement, les talibans sont considérés comme une organisation terroriste par la loi américaine. "Nous les avons bannis de tous nos services selon notre règlement sur les organisations dangereuses", a précisé Facebook, qui indique donc que la simple présence d'un compte officiel taliban enfreint ses règles d'utilisation.
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Les talibans, qui ont pris le pouvoir à Kaboul dimanche, avaient annoncé la semaine dernière avoir mis en place un numéro spécial pour que la population puisse s'adresser à eux et faire part de leurs éventuelles plaintes.
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