Trump cherche à museler les réseaux sociaux avant la présidentielle, Twitter contre-attaque !

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En signant un décret revenant sur la loi de 1996 considérée comme un pilier d'Internet, Donald Trump encourage la dé-responsabilisation totale des réseaux sociaux et ouvre un boulevard aux fake news.
En signant un décret revenant sur la loi de 1996 considérée comme un pilier d'Internet, Donald Trump encourage la dé-responsabilisation totale des réseaux sociaux et ouvre un boulevard aux fake news. (Crédits : DR)
Donald Trump accuse Twitter d'être sorti de sa neutralité en signalant comme "trompeurs" deux tweets du président américain. En réaction, il a signé un décret pour limiter la protection juridique des réseaux sociaux, dans le but de réduire leurs velléités de modération des fake news à quelques mois de l'élection présidentielle... Mais Twitter ne compte pas se laisser faire. Décryptage.

Comment les réseaux sociaux peuvent-ils à la fois être des plateformes responsables en luttant contre la propagation des fausses nouvelles, et garder leur neutralité vis-à-vis des politiciens, notamment ceux qui relaient ou diffusent ces fausses nouvelles ? Tel est le dilemme de Facebook et de Twitter. Jusqu'à présent, les deux plateformes, tout en multipliant les initiatives contre les fake news pour ne pas être accusées d'inaction face à ce phénomène qui menace la démocratie -et qui a fortement pesé sur le vote présidentiel en 2016-, n'avaient jamais pointé du doigt directement un acteur politique.

Lire aussi : Facebook : les leçons manquées de Cambridge Analytica

Mais Twitter a franchi le pas, mardi 26 mai, en signalant deux tweets de Donald Trump comme "trompeurs", et en renvoyant à des informations vérifiées de médias nationaux sur le sujet. Le président américain y parlait du vote par correspondance en Californie et accusait le gouverneur démocrate du Sunshine State de vouloir "truquer" l'élection.

De quoi déclencher la fureur du locataire de la Maison Blanche. Qui a immédiatement réagi. D'abord en publiant, mercredi 27 mai, une rafale de tweets incendiaires accusant Twitter "d'intervenir" dans l'élection présidentielle de novembre 2020 en mettant en doute sa parole. Puis en joignant le geste à la parole, jeudi 28 mai, en signant un décret visant à limiter la protection des réseaux sociaux et la latitude dont ils bénéficient dans la modération de leurs contenus. Très actif sur Twitter où il mêle, à un rythme effréné, annonces politiques, attaques personnelles...

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Commentaires
a écrit le 01/06/2020 à 9:00 :
La propagande anti trump continue et les français sont totalement manipulés dans cette affaire.

Les médias américains haissent trump et cela ne date pas d'hier.

Qui se rappelle la une d'un des plus grands titres anglo saxon avec Trump en clown ?
Ont-ils osé pour Bush ? Je rappelle que Bush et ses services ont engagé le monde occidental dans une guerre sur la base d'informations fabriquées pour tromper tout le monde. C'est grave non ?


Ils trainent Trump dans la boue depuis des années, reportent la moindre rumeur sans vérification aidés par le FBI,...

Je vous donne un exemple: Comey l'ancien directeur du FBI a témoigné devant le congrès sur l'affaire de collusion supposée entre le candidat Trump et la Russie.

A un moment un des représentants lui demande ce qu'il savait des informations publiées dans la presse américaine et en particulier celle du washington post qui incriminait Trump. Comey répond tranquillement que le FBI savait que ces informations étaient fausses ! Le représentant lui demande pourquoi le FBI n'a rien dit, réponse tranquille : "le FBI n'est pas là pour valider les informations de la presse".

J'ai vu l'audition de COMEY live, je l'ai entendu dire ça: le lendemain dans la presse française pas un mot, rien, comme à chaque fois qu'un témoignage majeur était diffusé et n'allait pas dans le sens qui convient à la presse.

Aucun journaliste pour corriger les informations que les médias français avaient repri avec beaucoup de complaisance. Et j'ai suivi cette affaire et ait pu voir à chaque fois que TRump était disculpé de quelque chose qu'il n'y avait aucune correction dans les médias français.

Le soucis c'est que le même Comey a avoué avoir fait fuiter certaines informations dans la presse, et que plusieurs hauts cadres du FBI ont comploté contre TRUMP dès son élection pour le faire destituer: la saisie et publication des SMS et autres emails sont des preuves accablantes.

Quant aux google, twitter, ... des chercheurs américains ont prouvé dans le cas de Google que Google truquaient les résultats des recherche pour favoriser les candidats de son choix, Twitter censure spécialement les conservateurs et laissent dire des horreurs par des progressistes: si vous êtes issu d'une minorité et afficher votre progressisme vous pouvez appeler au meutre sur Twitter, aucun soucis. Vous trouverez plein de tweet racistes, insultants et violents qui ne sont pas censurés.

Au premier chef ceux du responsable de la "censure":Yoel Roth, chercher les polémiques aux US sur ce monsieur et vous verrez le niveau de biais politique du personnage, mais vous ne trouverez rien dans les grands médias français.

On présent Trump comme un type qui tout d'un coup attaquerait tout le monde sans raison, mais il se défend simplement et très modérés par rapport à ce qu'on lui fait subir depuis plusieurs années. Evidemment quand on ne report les informations que dans un sens on ne peut que détester Trump. Facile.
a écrit le 31/05/2020 à 16:49 :
Qui n' a pas été trompé par un spam ou par phishing, tout en restant très prudent et averti? Alors dire que le vote politique par e-mail ouvre un champ nouveau à la fraude électorale et aux hackers n'a vraiment rien de trompeur, n'en déplaise à Jack Dorsey le patron de twitter. Cette affaire est simplement démonstration de l'ingérence d'un nouveau pouvoir critique des opinions politiques que les réseaux sociaux veulent s'arroger. Il n'y a pas si longtemps les fournisseurs d'accès Internet proposaient de filtrer la transmission des paquets d'information et fixer des priorités de traffic. Les démocraties doivent rester vigilentes et intraitables sur le principe de la liberté d'expression.
a écrit le 31/05/2020 à 12:29 :
et en plus il se permet de critiquer la chine lui qui a trahi tous les pays occidentaux
y compris le japon dans 4ans il auras mis le feu a la terre entière
se croyant seul puissance sur terre
et surtout incapables de faire appliquer l'Egalite dans son pays
a écrit le 29/05/2020 à 18:15 :
En parlant de Twitter :

La scène cristallise les tensions qui entourent le port du masque aux États-Unis. Dans un supermarché de New York, une femme a été violemment interpellée par des clients qui lui reprochaient de ne pas porter de masque de protection. « Fous le camp d’ici ! » « T’es une ratée ! » « Bouge de là, espèce de c******* », s’est-elle vu adresser de la part de plusieurs personnes particulièrement vindicatives. D’abord publiée cette fin de semaine sur Facebook, la vidéo de l’incident a ensuite été relayée sur Twitter, où elle a déjà été vue 6 millions de fois.Ironie de l’histoire : dans les premières secondes de la vidéo d’origine, l’un des clients mécontents est vu avec son propre masque baissé au niveau du cou, n’appliquant pas à lui-même les principes qu’il rappelle avec tant de virulence. Un oubli d’autant plus fâcheux que le virus peut probablement se transmettre par les micro-gouttelettes de salive que l’on projette en parlant, et sans doute plus encore en criant.
a écrit le 29/05/2020 à 17:16 :
J'adore les USA.

On peut porter une arme de guerre (presque) sans contrôle... par contre critiquer les propos du chef de l'état finira par relever du crime fédéral.

Ce qui est ennuyeux pour Trump c'est qu'après avoir usé et abusé de la "tolérance" de Twitter, en se livrant lui-même à toutes sortes d'excès verbaux, de violences, de mensonge, il a fini par se piéger lui-même.

Ce qui serait un vrai signal catastrophique pour Trump serait la fermeture de son compte. Où donc irait t'il épancher sa haine?

A l'évidence cet individu est totalement accro aux tweets et réagit de façon explosive à tout ce qu'il croît être une atteinte à sa liberté de cracher sur les autres en toute impunité.

Ca lui fera les pieds et puis ça va donner une autre tournure à la vie politique US.
a écrit le 29/05/2020 à 12:39 :
les réseaux "sociaux" sont aussi dangereux pour la démocratie que le président américain. Fin de l'anonymat , comme pour tout écrit public, sur ces réseaux souvent de haine sans visage. Il faudra y arriver.
Réponse de le 30/05/2020 à 11:46 :
Tout comme l'Amour, la Haine est humaine...et on ne peut pas aimer tout le monde, cela est contre nature.
a écrit le 29/05/2020 à 12:05 :
Je me demande combien il a acheté d'actions Twitter pour lui faire autant de publicité, depuis qu'il est président il n'arrête pas de valoriser cette entreprise. Souvenons nous de la CIA sous Obama qui fustigeait Apple lui ordonnant de donner son système de codage et qu'à grands coups d'annonces médiatiques, Apple drapé de blanc vêtu, brandissait la liberté pour contrer la dangereuse surveillance étatique de masse, c'était bien rigolo là aussi.

De marchands à acteurs.

"Le commerce est l'école de la tromperie" Nicolas Machiavel.
a écrit le 29/05/2020 à 11:56 :
Qu'on soit pour ou contre le message de Trump, il est effrayant de constater qu'une entreprise privée s'arroge le droit de modérer les propos d'un élu...
Ils franchissent le rubicon en devenant politique sans être une entité élue...
C'est une dérive extrêmement dangeureuse.
Soit ils fournissent un service au public ouvert et pas de modération en dehors de ce que la loi prévoit soit ils décident d'etre apolitique et interdisent toute publication politique quelle qu'elle soit.
Réponse de le 29/05/2020 à 13:51 :
C'est leur site. Trump n'est qu'un utilisateur, il peut tenir ses propos ailleurs s'il le désire. Twitter n'a pas une mission de service public.

De plus, ils encourent un risque puisque des propos diffamatoire, insultants, appelant à la violence... sont écrits sur leur "site". Sont-ils responsables, complices... des mensonges et appels à la violence de Trump?
Réponse de le 29/05/2020 à 17:01 :
Non, Trump est un élu, il n'est pas un utilisateur comme un autre. Il a été élu au meme titre que le maire de new york ou un président d'Etat US.
Les propos de trump enfreignent leurs règles mais leurs règles ne peuvent se subsituter a la loi nationale, surtout envers un élu.
Du fait de leur audience, ils ont la responsabilité d'assurer l'équité de traitement. La taille donne des avantages et des inconvénients. Ils ne peuvent pas se comporter comme un RS de campus...
Ils ne sont pas plus responsables des propos légalement acceptable de Trump que de n'importe quel autre utilisateur ayant des propos légalement acceptables. Par contre ils sont responsables de ne pas faire de politique en censurant des prises de position qui leurs déplaient. Ils peuvent saisir un juge pour cela, et ne pas se substituer à la justice de l'Etat concerné. D'ou l'énorme danger de la loi Avia !
Réponse de le 29/05/2020 à 23:40 :
Ce qui est effrayant aussi c'est que Twitter, Facebook, Instagram, sont enrôlés par la loi française Avia pour lutter contre la haine sur Internet . La censure à disposition des responsables de ces réseaux sociaux : un risque liberticide de la loi adoptée le 13 mai, mais un sénateur LR a saisi le Conseil constitutionnel .
a écrit le 29/05/2020 à 11:51 :
Pour ma part, j'ai plutôt l'impression que ce sont les réseaux sociaux qui cherchent à museler leurs utilisateurs. 100% d'accord avec Valbel89 et AL02.
a écrit le 29/05/2020 à 11:27 :
Je n'utilise pas Tweeter et j'ai supprimé mon compte Facebook.
J'évite aussi les chaînes d'information en continu...
Pour m'informer, je fais confiance à la presse écrite dans différentes sensibilités. Puis vient le temps de la réflexion, il n'est inutile de penser par soi même et de se faire sa propre opinion. Il n'est pas non plus dans ma nature de "bêler" avec le troupeau...ce qui ne facilite pas les rapports avec le "troupeau"!
a écrit le 29/05/2020 à 11:11 :
Quelle lecture bien-pensante!
C'est tout le contraire que veut faire Trump: museler la bien-pensance des réseaux sociaux qui décident arbitrairement de ce qui est fake ou pas!
Preuve en est des internautes dont le compte Facebook a été suspendu pour avoir osé relayé un article de Valeurs Actuelles. Que je sache, VA est un magazine légal puisque publié, donc faisant partie de la diversité d'opinions.
Et c'est justement ce que de plus en plus de gens reprochent à nos élites: une vision unique de ce qui est bien et mal...
Mais tout cela va exploser un jour ou l'autre, ou alors ce sera 1984 de Orwell. A vous de choisir.
Réponse de le 29/05/2020 à 11:48 :
loi Gaissot, loi Avia j'ai pas entendu d'explosion, ca sera la soumission.....
Réponse de le 29/05/2020 à 12:10 :
Malheureusement, c'est déjà 1984, avec le Meilleur des mondes.
Réponse de le 29/05/2020 à 14:02 :
Valeurs actuelles a été condamné pour des délits notamment de racisme.

La une sur Taubira, a donné lieu a une condamnation assez ferme.

On ne peut les considérer comme une source fiable, c'est une presse d'opinion qui cherche plus à convaincre qu'a informer dans un souci de vérité. Ils en ont le droit, mais c'est un choix qui réduit leur crédibilité.

Relayer un article non fondé sur des faits vous met donc en situation de mentir, diffamer, voire de commettre un délit!

Sur le fond, la pornographie est légale , mais interdite sur facebook. Les réseaux sociaux édictent leur propres lois, il faut s'y soumettre ou ne plus les utiliser.

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