La pub dope les profits de Google

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Ue: google propose un systeme d'encheres aux comparateurs concurrents
Dado Ruvic
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Ue: google propose un systeme d'encheres aux comparateurs concurrents
Dado Ruvic
Alors que le modèle des géants de l'Internet est sous le feux des critiques, Alphabet, la maison-mère de Google, a publié lundi soir des résultats trimestriels meilleurs que prévu. Sur les trois premiers mois de l'année, la firme de Mountain View a enregistré un chiffre d'affaires mondial de 31,1 milliards de dollars, contre 24,8 milliards de dollars un an auparavant. Fidèle à ses habitudes, Google continue d'être ultra-dépendant de la publicité. À elles seules, les recettes publicitaires ont généré 26,6 milliards de dollars de chiffre d'affaires, soit une hausse de presque 25% sur un an. Au total, Alphabet a dégagé un bénéfice net de 9,4 milliards de dollars sur le trimestre (un bond de 74% par rapport à l'année dernière) !
À noter qu'Alphabet a largement bénéficié d'un changement comptable, qui exige de mentionner la valeur d'investissements dans d'autres entreprises. Le groupe a donc dû faire apparaître un gain exceptionnel de 3 milliards de dollars, qui correspond à sa participation dans la compagnie de réservation de voitures avec chauffeur Uber, selon la presse américaine, dont le Wall Street Journal.
Les revenus tirés des applications sur mobile et d'autres activités comme l'informatique dématérialisée ont totalisé 4,4 milliards de dollars sur la période. Quant à sa catégorie "Other Bets" (en français, autres paris), dédiée à l'innovation, elle a rapporté un chiffre d'affaires 150 millions de dollars (+14% sur un an) pour une perte de 571 millions de dollars.
L'ombre au tableau : la hausse des coûts d'acquisition de trafic, les fameux TAC. Ils sont versés à des tiers pour assurer à Google, par exemple, d'être le moteur de recherche par défaut sur des appareils ou des systèmes d'exploitation. Très observés, les TAC ont augmenté plus que prévu, pour atteindre 6,3 milliards (+36%).
Selon Ruth Porat, ces hausses sont notamment dues à l'augmentation de la recherche sur mobiles, pour lesquels les TAC sont plus élevés. "Même si nous nous attendons à ce que ces TAC continuent d'augmenter en pourcentage des recettes (...), nous prévoyons toujours que (cela) commence à ralentir à partir du second trimestre", rassure-t-elle. Ces TAC représentent désormais 24% des revenus publicitaires de Google, contre 22% l'an dernier.
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Comme pour Facebook, englué dans un scandale retentissant sur la fuite de données personnelles de 87 millions d'utilisateurs vers la firme Cambridge Analytica, le modèle économique de Google est fondé sur la récolte de données. Le but : permettre d'établir un portrait numérique des utilisateurs afin de leur infliger de la publicité ciblée. Le scandale ayant éclaté quinze jours avant la fin du trimestre, un éventuel impact sur les résultats ne serait néanmoins visible qu'à partir du deuxième trimestre.
Le deuxième trimestre sera également marqué par l'entrée en vigueur le 25 mai du Règlement européen sur la protection des données (RGPD). Ce règlement européen consacre de nouveaux droits pour protéger la vie privée en ligne. Interrogé sur la question, le patron de Google Sundar Pichai a précisé que le groupe y travaillait depuis 18 mois.
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Le RGPD pourrait permettre à un grand nombre d'internautes de refuser les publicités personnalisées - ce qui pourrait coûter quelques milliards de dollars de chiffre d'affaires par an à Google, affirme auprès de Reuters Brian Wieser, analyste chez Pivotal Research.
(avec agences)
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