Critiqués, les GAFA musclent leur lobby

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Google a dépensé 5,02 millions de dollars en lobbying au premier trimestre 2018.
Google a dépensé 5,02 millions de dollars en lobbying au premier trimestre 2018. (Crédits : MICHAEL DALDER)
Abus de position dominante, collecte massive de données, transparence... Alors que le business model des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) est questionné, les montants dépensés en lobby ont grimpé en flèche depuis un an. Google est le champion en la matière, avec 5,02 millions de dollars dépensés sur le premier trimestre 2018 (+43%).

En matière de lobbying, les géants de la tech font monter les enchères. Google s'illustre comme le champion en la matière, avec 5,02 millions de dollars dépensés rien qu'au premier trimestre 2018, selon des documents communiqués au Congrès américain vendredi. La somme déboursée par le moteur de recherche a grimpé en flèche sur un an (+43%) et de 14% par rapport au dernier trimestre 2017. A titre de comparaison, Amazon a dépensé 3,38 millions de dollars (+17% sur un an) et Apple a déboursé 2,14 millions de dollars (+53% sur un an).

Parmi les thèmes abordés par Google, se mélangent "des discussions générales sur la protection en ligne des citoyens", la "cybersécurité", les "fuites de données" ou encore les "problèmes de confidentialité liés à la géolocalisation des mobiles". De manière générale, la collecte et l'analyse des données sont des thèmes abordés dans tous les rapports des GAFA - acronyme désignant Google, Apple, Facebook et Amazon. La question est particulièrement soulevée dans la déclaration de Facebook, qui a dépensé 3,3 millions de dollars sur la période - contre 3,21 millions de dollars il y a an. L'entreprise de Mark Zuckerberg liste des "discussions générales" sur la publicité en ligne, la vie privée sur Internet, "l'intégrité de la plateforme" ou encore les fuites de données, sans donner de détails.

Nouveau record pour Facebook

Cette somme est un nouveau "record" pour le plus grand réseau social mondial, qui enchaîne les polémiques depuis l'élection présidentielle américaine en 2016. La plateforme a d'abord été accusée d'avoir favorisé la victoire de Donald Trump avec la création de "bulles idéologiques". Facebook est également critiqué pour la prolifération des fake news, ces fausses nouvelles virales popularisées lors du Brexit en 2016 et amplifiées lors de la présidentielle américaine. Conséquence : le montant consacré à ses activités de lobby n'a jamais été aussi important qu'en 2017. Le fleuron de la Silicon Valley a battu son propre record l'année dernière, en déboursant 11,5 millions de dollars, contre "seulement" 3,9 millions de dollars en 2012, selon une étude du Center For Responsives Politics, organisme indépendant surveillant le financement de la vie politique américaine.

Depuis fin mars, le réseau social est trempé dans le scandale retentissant de Cambridge Analytica. Les rapports transmis le 20 avril dernier ne prennent donc pas encore les activités de lobbying post-Cambridge Analytica. Facebook est accusé de laxisme pour avoir laissé filer les données personnelles de 87 millions de ses utilisateurs au profit d'un cabinet d'analyse. Les pratiques des mastodontes d'Internet en matière de collecte de données et de monopoles sont depuis passées au peigne fin par les politiques et l'opinion publique. Mark Zuckerberg, Pdg et co-fondateur de Facebook, a été appelé à témoigner devant le Congrès mi-avril. Les sénateurs américains ont laissé planer la menace d'une régulation, inspirée par le RGPD - le fameux Règlement général pour la protection des données qui entrera en vigueur le 25 mai.

Lire aussi : Données personnelles : après Facebook, Google bientôt dans la tourmente ?

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Commentaires
a écrit le 24/04/2018 à 8:24 :
Ben ils voient bien que l'argent ne fait pas tout, que ce qui fait les positions dominantes c'est le réseau de politiciens bien placés toujours là pour vous faire profiter d'une marge bénéficiaire quelconque de plus.

Mais ils ont beaucoup de retard à rattraper et cette agression de l'oligarchie canal historique à leur encontre en est une des preuves les plus flagrantes.

Nous ne sommes pas dans une économie du mérite, nous sommes dans une économie du copinage et de la compromission.

Déplorable mais obligé en néolibéralisme.
Réponse de le 24/04/2018 à 9:41 :
Vous préférez le népotisme entre apparatchiks communistes?

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