Le coronavirus va-t-il profiter à la reconnaissance faciale ?
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THOMAS PETER
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Vérifier le port du masque dans les transports et les rues passantes, remplacer les billets pour accéder aux événements sportifs sans contact... Autant de scénarios possibles pour le recours à la reconnaissance faciale dans un contexte de crise sanitaire mondiale. Alors que les appels à moratoires s'étaient multipliés aux Etats-Unis et en Europe au début de l'année 2020, la reconnaissance faciale va t-elle connaître un regain d'intérêt en cette période de pandémie ?
Grâce à l'intelligence artificielle, la reconnaissance faciale permet l'identification d'une personne à partir de son visage ou de vérifier qu'elle est ce qu'elle prétend être (on parle alors d'authentification). Elle est ainsi capable d'analyser les traits du visage, mais aussi des données biométriques, comme les yeux, et de les comparer si besoin à des photos ou des vidéos. Cette technologie, très controversée, a déjà vu ses usages gagner du terrain au quotidien : déverrouillage de son smartphone, passage de frontières dans les aéroports, ouverture d'un compte bancaire, connexion aux réseaux sociaux...
En période de pandémie, de nouveaux débouchés semblent déjà se créer. Aux Etats-Unis, pays le plus durement frappé par le coronavirus, de nombreuses expérimentations sont déjà à l'étude. Pour les défenseurs de cette technologie, la reconnaissance faciale permet des authentifications rapides et sans contact - à l'heure où les citoyens sont appelés à respecter des gestes barrières, comme la distanciation sociale.
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La semaine dernière, une école dans l'Etat du Kansas a annoncé qu'elle utiliserait un dispositif de reconnaissance faciale pour la réouverture de son école, couplé à une captation thermique, pour tenter de déceler d'éventuels cas d'élèves contaminés, rapporte le site spécialisé TechCrunch. Des équipes sportives américaines (Los Angeles Football Club, New York Mets...) réfléchissent également à déployer de la reconnaissance faciale à l'entrée des stades pour remplacer les traditionnels billets physiques, rapportait le Wall Street Journal début août.