Dany Boon se hisse au rang de réalisateur le mieux payé en 2014

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Le calcul des rémunérations, établi à partir de données collectées par le site Cinefinances.info, n'intègre pas un possible intéressement aux recettes.
Le calcul des rémunérations, établi à partir de données collectées par le site Cinefinances.info, n'intègre pas un possible intéressement aux recettes. (Crédits : Thierry Joubaud)
Pour "Supercondriaque", il a reçu 3,4 millions d'euros. Michel Hazanavicius, qui a touché 2,5 millions d'euros pour "The Search", figure deuxième dans le classement réalisé par un magazine spécialisé.

3,4 millions d'euros. Voici la rémunération touchée, en salaire de technicien et droits d'auteur, par Dany Boon pour le film Supercondriaque, dont il est réalisateur et scénariste. Elle en fait le réalisateur français le mieux payé en 2014, selon le classement annuel du magazine professionnel Ecran Total publié mercredi 11 mars. Sa comédie a engrangé plus de 5,2 millions d'entrées.

L'année dernière, le palmarès avait été remporté par Roman Polanski, lequel avait reçu, pour La Vénus à la fourrure, "seulement" -en comparaison- 1,3 million d'euros d'émoluments.

Le plafond fixé par le CNC dépassé

Dany Boon, qui avait cartonné précédemment dans les salles avec Bienvenue chez les Ch'tis (20 millions d'entrées) et Rien à déclarer (plus de huit millions), est immédiatement suivi par Michel Hazanavicius. Ce réalisateur, oscarisé en 2012 pour The Artist, a touché en 2014 2,5 millions d'euros de rémunération fixe totale pour The Search, qui retrace les destins croisés de quatre individus pendant la deuxième guerre de Tchétchénie.

Le cinéaste canadien David Cronenberg arrive en troisième position, avec 1,1 million d'euros pour Map to the Stars. Le classement intègre en effet aussi des réalisateurs étrangers sur des productions majoritairement ou minoritairement françaises. Cronenberg est suivi par Laurent Tirard pour Les Vacances du Petit Nicolas (995.000 euros).

Les quatre premiers metteurs en scène du classement dépassent le plafond de rémunération sur un film fixé à partir de 2015 par le Centre national du cinéma (CNC), relève le journal. Le CNC a en effet  décidé en décembre 2014 de limiter l'accès à ses aides publiques pour les films au coût artistique jugé disproportionné. Il a prévu que la rémunération maximum soit fixée à 990.000 euros, y compris pour les films au budget supérieur à 10 millions d'euros.

L'intéressement aux recettes pas pris en compte

Des pointures telles que Jean-Luc Godard et Luc Besson se classent respectivement 11e pour Adieu au langage et 12e pour Lucy -plus gros succès à l'étranger du cinéma français depuis vingt ans. Philippe de Chauveron, réalisateur de la comédie à succès de l'année Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu?, qui a réalisé 12,3 millions d'entrées, ne figure qu'au 25e rang.

Cet écart entre succès en salles et classement des réalisateurs s'explique en partie par le fait que le calcul de leurs rémunérations, établi à partir de données collectées par le site Cinefinances.info, n'intègre pas d'autres ressources comme un possible intéressement aux recettes. Pour Lucy par exemple, compte tenu des énormes recettes du film, la rémunération proportionnelle de Luc Besson doit être très élevée, souligne Ecran Total.

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Commentaires
a écrit le 11/03/2015 à 18:15 :
Questions : Où vit M. Boon et où paie t-il ses impôts ? C'est certes un excellent acteur et réalisateur, mais, "faudrait pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages" comme dirait un certain acteur !
a écrit le 11/03/2015 à 15:20 :
Si on se réjouit de cette fabuleuse et extraordinaire nouvelle, on passe pour un benêt qui n'a aucun sens artistique; si on se lamente de cette déplorable et superficielle annonce, on passe pour un jaloux qui ne reconnait pas les talents de ses compatriotes. Il ne plus qu'à s'en f.et à se dire "tant mieux pour lui".

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