L'industrie du cinéma français est-elle à bout de souffle ?

 |   |  2641  mots
Vous êtes mon cinéma ! Confiant, enjoué, Lambert Wilson donne le ton aux invités de la Cérémonie d’ouverture du 67e Festival de Cannes. / DR
"Vous êtes mon cinéma" ! Confiant, enjoué, Lambert Wilson donne le ton aux invités de la Cérémonie d’ouverture du 67e Festival de Cannes. / DR (Crédits : reuters.com)
La fréquentation des salles obscures a baissé une nouvelle fois en France en 2013 et les films français perdent du terrain. L'investissement dans la production recule et la VoD ne décolle pas. L'industrie française du septième art, largement subventionnée et financée par Canal+, a du mal à s'adapter aux nouveaux modes de consommation de films. Une réforme s'impose si l'on ne veut pas que Netflix ou Amazon raflent la mise du cinéma à la demande.

Le Festival de Cannes, dont la 67e édition se déroule sur douze jours (du 14 au 25 mai), est l'occasion de se glisser derrière les caméras et les projecteurs du septième art français. Car, derrière le faste et les paillettes internationales de La Croisette, la France où est né le cinéma il y a cent vingt ans s'interroge, elle, sur l'avenir de ce que d'aucuns considèrent comme le fleuron de son « exception culturelle ».

Le modèle de financement des films français, apparu il y a plus d'une soixantaine d'années, le plus subventionné au monde, est aujourd'hui à bout de souffle et remis en cause par le numérique. L'année 2014 est charnière, voire décisive. Voici pourquoi. Canal+ fête ses 30 ans cette année. Or, la chaîne cryptée est le premier pourvoyeur de fonds du cinéma français.

L'homme qui, en 1983, chuchotait à l'oreille d'André Rousselet, alors président de Havas, en vue du lancement de Canal+ le 4 novembre 1984, n'était autre que René Bonnell. Cofondateur de Canal+, il le fut également, à la fin des années 1990, de Studio Canal la société de production et de distribution de films de la chaîne cryptée sous la direction à l'époque de Pierre Lescure, lequel va prendre la présidence du Festival de Cannes le 1er juillet prochain.

Ironie de l'histoire, alors que la « quatrième chaîne » est devenue au fil des trois dernières décennies le premier financeur du cinéma français, avec jusqu'à près de 200 millions d'euros investis en 2010, c'est à la lumière des rapports respectifs de Pierre Lescure (mai 2013) et de René Bonnell (janvier 2014) que le septième art de l'Hexagone va devoir faire son aggiornamento.

Trente ans après le lancement de Canal+, deux de ses anciens fondateurs ont donc posé les bases d'une grande réforme nécessaire du financement du cinéma français et de sa « chronologie des médias ». Cette dernière est au coeur de l'écosystème du septième art français, car elle régit la sortie des quelque 270 nouveaux films (dont plus des deux tiers hexagonaux), qui sortent en France chaque année selon une logique de « fenêtres » de diffusion successives.

Cela commence par l'exclusivité durant quatre mois dont bénéficient les 5.612 salles de l'Hexagone. Viennent ensuite les films en DVD et en vidéo à la demande (VoD), qui, depuis l'accord interprofessionnel de juillet 2009, peuvent sortir au bout de quatre mois après la salle (au lieu de six). Mais très vite entre en scène Canal+, qui bénéficie du « gel des droits », à savoir que les plates-formes de VoD à l'acte doivent cesser au bout de six mois seulement de mise en ligne de commercialiser les nouveaux films au profit des chaînes de télévision payantes,

Canal+ pour l'essentiel. Si la chaîne du cinéma affirme ne pas imposer ce gel des droits, elle propose néanmoins toujours un tarif de préachat plus élevé aux producteurs de films si ces derniers s'engagent à faire fermer la fenêtre de la VoD, ce qu'ils acceptent systématiquement.

vod

Une dangereuse dépendance à Canal Plus

La fenêtre de diffusion exclusive de Canal+ commence ainsi dix mois après la salle et peut se prolonger parfois jusqu'à quarantehuit mois d'affilée. En contrepartie, la chaîne cryptée a des obligations de financement du cinéma français qui en font aujourd'hui le premier pourvoyeur de fonds : près de la moitié des films agréés par le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) ont été « préachetés » en 2013 par Canal+ pour plus de 160 millions d'euros, et dans des proportions bien plus importantes au cours des années précédentes ( jusqu'à près de 200 millions en 2010). « Un refus de financement de sa part entraîne dans la majorité des cas l'abandon du projet de film », avait d'ailleurs relevé l'Autorité de la concurrence dans une décision de juillet 2012, le rapport Lescure évoquant même un « droit de vie ou de mort dont disposerait Canal+ » Et il faut y rajouter les préfinancements de sa chaîne thématique Ciné+, soit environ 20 millions d'euros supplémentaires par an. Canal+ est en outre actionnaire d'un tiers du capital du bouquet de chaînes payantes OCS, à côté d'Orange.

Or, les obligations de Canal+, filiale du groupe Vivendi, ont fait l'objet d'un accord quinquennal qui arrive à échéance le 31 décembre prochain. Les signataires que sont les nombreuses organisations professionnelles du cinéma (ARP, UPF, Bloc, APC, SPI, SRF, Blic, API, FNCF, FNDF) et le syndicat de l'édition vidéo numérique (SEVN) vont devoir trouver ces prochains mois un nouvel accord avec Canal+ qui ne cesse de réduire les acquisitions de droits de films. Mais la chaîne cryptée ne veut pas entendre parler de négociations avant juillet, pas tant qu'elle n'y verra pas plus clair dans les futurs accords espérés d'ici à cet été par le CNC sur les adaptations du financement des films et de la chronologie des médias. Les auditions et les discussions battent leur plein entre les professionnels du cinéma et du numérique.

Quoi qu'il en soit, le « gel des droits » en sa faveur est pour la chaîne du cinéma une question de principe et le gage pour elle de « non-parasitage ». Du coup, la VoD en France (Videofutur, FilmoTV, Universciné, TV d'Orange...) souffre d'être coincée entre la salle d'un côté et la chaîne cryptée de l'autre, à tel point que - pour la première fois de sa courte histoire - elle a vu son chiffre d'affaires baisser de près de 3%, à 245 millions d'euros l'an dernier selon les estimations de GfK-NPA Conseil. Du jamais vu, tandis que jusqu'alors elle affichait des croissances annuelles à deux chiffres. Pas sûr que ramener la VoD à trois mois après la salle - au lieu de quatre, voire à deux mois et demi comme l'a suggéré Pierre Lescure pour certains films ne trouvant pas leur public dans les salles obscures - soit suffisant pour la faire décoller. Il reste encore à lever un tabou : la sortie simultanée en salles et en VoD, encouragée par la Commission européenne selon le principe dit du day-anddate pratiqué outre-Atlantique, qui pourrait être une réponse appropriée pour certains films.

Quant à la VoD par abonnement (ou SVoD), où l'on retrouve CanalPlay Infinity, Jook Vidéo ou encore Dailymotion Kids+, elle se retrouve reléguée à trente-six mois - trois ans ! - après la sortie d'un nouveau film en salles. Son chiffre d'affaires en 2013 ne dépasse pas les 28 millions d'euros... Et pas question pour Canal+ de voir l'abonnement délinéarisé ramené à dix-huit mois après la salle, comme l'a proposé le rapport Lescure.

Le film deLe sulfureux film d'Abel Ferrara, « Welcome to New York », ne sera pas diffuser en salle, mais directement en VoD dès le 17 mai.

Un manque de fraîcheur de l'offre l'égale en ligne

Où l'on comprend dans ces conditions - que certains jugent discriminatoires l'hésitation du géant américain de la SVoD, Netflix, à se lancer dans le pays de « l'exception culturelle ». Annoncé pour septembre prochain, sinon d'ici à la fin de l'année (lire encadré ci-contre), il ne faudra pas s'attendre à trouver dans l'offre de celui qui fait déjà trembler Canal+ des films français récents, mais plutôt des fonds de catalogues et des séries - parfois exclusives. Ce manque de fraîcheur du cinéma à la demande en France expliquerait-il les difficultés de la VoD et la persistance du piratage de films ?

« Les "fenêtres vides" de la chronologie des médias sont une incitation forte au piratage des contenus sur Internet », prévient Florence Le Borgne, analyste à l'Idate et auteur d'une étude sur « les stratégies OTT [Over-The-Top, c'està-dire directement sur Internet, ndlr] des ayants droit de contenu premium ».

De son côté, Frédéric Goldsmith, délégué général de l'Association des producteurs de cinéma (APC), est formel : « Nous avons une offre légale en ligne de très grande qualité et avec la même fraîcheur que la vidéo sur supports physiques. En revanche, elle subit de plein fouet le piratage de films. »

Si la salle de cinéma à quatre mois et la chaîne cryptée à dix mois sont au coeur des préoccupations des professionnels du cinéma et du numérique, c'est que des signes de déclin de l'une et de l'autre commencent à se faire jour - au point de remettre en question l'ensemble du dispositif de financement du cinéma français. Rien de moins. Et pour cause : la fréquentation des salles s'essouffle, passant sous la barre des 200 millions d'entrées en 2013 en raison d'un recul de 5,3% - un niveau en dessous de la moyenne depuis dix ans ; le nombre d'abonnés de Canal+ est lui aussi en repli d'au moins 185 000 en France métropolitaine en 2013, à 9,5 millions d'abonnements (Canal+, CanalSat et Canalplay confondus). Le plus inquiétant réside dans ce que l'on appelle le churn, comprenez le taux de déperdition d'abonnés qui a augmenté de plus d'un point l'an dernier (passant de 13,8 % à près de 15%).

« Canal+ va avoir un problème de prix (par rapport à Netflix), un problème avec le sport, un problème de concurrence (BeIn, Orange). Ce n'est pas un hasard que ce soit sur CanalSat que Canal+ perd le plus d'abonnés », a prévenu René Bonnell, lui-même producteur de films et auteur du rapport qui porte son nom. Netflix, qui, aux États-Unis, fait déjà jeu égal avec le Canal+ américain, HBO, pourrait attaquer le marché français en lançant son offre entre 7 et 10 euros par mois, contre 39,90 euros pour Canal+. 

L'érosion du portefeuille d'abonnés de Canal+ inquiète d'autant plus le monde du cinéma français que l'accord signé le 18 décembre 2009 avec la filiale de Vivendi prévoit non seulement des obligations d'investissement dans les films (9,5% du chiffre d'affaires dans des films français et 12,5% dans des films européens), mais aussi un minimum garanti de quelques euros par mois et par abonné. Intervenant devant le Club audiovisuel de Paris, le 26"mars dernier, René Bonnell a estimé non seulement que « Canal+ va sans doute être obligé de fractionner son offre », mais aussi qu'il fallait «arrêter de geler les droits». Il a cependant nuancé son propos :

« Il doit y avoir protection des fenêtres quand il y a préfinancement de films. Sinon, c'est la liberté » rejoignant ainsi le rapport Lescure.

Quant à la protection et à la durée des droits sur une fenêtre exclusive, elles seraient définies « par voie contractuelle en jouant notamment sur les prix » et non plus par voie réglementaire. Contrairement aux chaînes de télévision, Canal+ en tête, les producteurs de films seraient, eux, plutôt favorables au dégel des droits. Autrement dit : une fois que la fenêtre de la VoD est ouverte, elle ne devrait pas être refermée!

Alors que ce «monopole» de Canal+ (dixit René Bonnell) sur sa fenêtre exclusive est remis en question, la Commission européenne se demande, par ailleurs, si les grands studios de cinéma (21st Century Fox, Warner Bros., Sony Pictures, NBCUniversal et Paramount) n'avantagent pas indûment les principales chaînes de télévision payantes en Europe dont Canal+  en leur faisant signer des accords de licence comportant des clauses dites de « protection territoriale absolue ». Ce qui, à l'heure d'Internet et du satellite sans frontières, pourrait restreindre la concurrence.

cinéma

« Des réalisateurs devenus gestionnaires »

Plus globalement, en plus des baisses d'investissement du vaisseau amiral Canal+ dans le septième art français, les professionnels du cinéma s'inquiètent aussi de la baisse du total des investissements dans les films français, en recul de 4,2% en 2013, à 1,02 milliard d'euros, tandis que leur devis moyen a atteint son niveau le plus bas depuis dix ans. Ce montant perçu par le cinéma français est constitué non seulement de subventions publiques directes provenant du CNC, à hauteur de plus de 300 millions d'euros (soit un peu plus que l'audiovisuel), mais aussi des aides fiscales (crédits d'impôt, Sofica, incitations à investir dans les PME), des aides de collectivités locales ou encore du fonds de garantie géré par l'Institut de financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC). La « cagnotte » de 700"millions d'euros cette année du CNC provient notamment des taxes sur le prix des places de cinéma (TSA), sur les services de télévision (TST) applicables aux éditeurs de chaînes de télévision et aux distributeurs de services de télévision (opérateurs télécoms, fournisseurs d'accès à Internet), ainsi que sur la vidéo physique et la VoD. Et en plus de la nouvelle taxe sur les services de vidéo étrangers (si elle est autorisée par Bruxelles), le CNC espère aussi une taxe sur la publicité des hébergeurs Internet.

Au total, les producteurs français financent à peine eux-mêmes plus d'un quart en moyenne du total d'un budget d'un film.

« Les producteurs et réalisateurs passent aujourd'hui les deux tiers de leur temps à trouver des financements pour leurs films. Ils sont devenus plus gestionnaires que cinéastes », déplore, sous couvert d'anonymat, une auditrice d'un cabinet de conseil financier spécialisé dans le cinéma.

Mais si cure d'amaigrissement il y a, elle ne peut être que salvatrice après le coup de gueule du producteur Vincent Maraval dans Le Monde, en décembre 2012 («Les acteurs français sont trop payés »), sur le «scandale» du cinéma français.

« Le cinéma français repose sur une économie de plus en plus subventionnée. [...] Les acteurs français sont riches de l'argent public et du système qui protège l'exception culturelle [et] ne profite qu'à une minorité de parvenus », avait lancé le cofondateur de Wild Bunch.

C'est à la suite de cette tribune retentissante que la ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, a commandité le rapport Bonnell via le CNC. Le réalisateur Michel Hazanavicius, président de la Société des auteurs, réalisateurs, producteurs (ARP), n'y était pas allé non plus de main morte, lui aussi dans Le Monde, en mai 2013 :

« Il nous revient aujourd'hui la responsabilité de dénoncer une dérive de ce système si vertueux qui est train de se gangrener. »

Le réalisateur scénariste Abdellatif Kechiche en a rajouté une couche, dans un entretien à l'AFP en novembre dernier :

« Le financement paternaliste du cinéma français entrave la liberté de création. »

Le dernier pavé dans la mare de l'exception cinématographique française fut le rapport de la Cour des comptes, présenté le 2 avril dernier par son président, Didier Migaud :

« La grande majorité des films soutenus ne rencontre qu'un succès limité, faute d'intérêt du public, mais aussi, parfois, d'une exposition suffisante dans les salles. »

Il recommande donc « une plus grande sélectivité des aides » (donc moins d'aides automatiques) sur « un nombre de productions dès lors plus réduit », ainsi qu'«une accentuation des soutiens sélectifs en faveur de la diffusion numérique des films les plus novateurs » quitte, pour certaines oeuvres, à « s'affranchir ponctuellement du cadre de la chronologie des médias, afin que [ces oeuvres] soient plus rapidement disponibles sur les médias en ligne ».

Si les négociations interprofessionnelles ne suffisent pas, la loi sur la création promise par Aurélie Filippetti courant 2014 pourrait y pourvoir.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 08/06/2014 à 19:19 :
Bonjour,
Je suis un cinéphile aguerris et je connais bien le monde du cinéma.
Le principal problème que je vis depuis 6-7 ans c'est le manque de créativité.
Autant nous faisons des films historiques et des comédies géniales, quelque comédies dramatiques pas trop mauvaise quoi qu'un peu trop gnangan car on aime un peu trop la fibre sociale et tous les tremolos qui vont avec. (Oui le monde est injuste et on a pas vraiment besoin que 3 films sur 5 nous le rappelle).
Autant coté originalité notamment dans la science fiction, l'anticipation etc ... . La France est inexistante depuis le début des années 2000.
Les USA font de super production à effet spéciaux sans scénarios et nous c'est l’inverse nous faisons de super scénarios sans effets spéciaux donc des navets au final car souvent mal interprétés et peu crédibles car les budgets ne sont pas là ou les réalisateurs ne sont pas formés pour cela. Malheureusement en école de cinéma on étudie peu Matrix, 2001, ET etc ... en France. C'est plutôt louis et auguste lumière et françois truffaut, un peu de goddard et parfois du chabrol et du lelouche. Tous ces réalisateurs sont talentueux et géniaux mais le renouvellement, l'imagination, le rêve ou sont ils ? Et puis les histoires d'amour et les drames ça va bien. On a même pas un véritable succès sur Vercingétorix ou sur Bonaparte dans les films historiques. Nous n'avons pas nons plus de films style l'étoffe des héros pour ariane ou l'histoire de l'aviation de chasse française. Nous n'avons pas de film sur la création de notre bombe atomique comme les nombreux films sur le projet Manhattan aux USA. Nous n'avons pas non plus de films sur nos succès spatiaux comme le film japonais sur la sonde Hayabus et j'en passe des meilleurs.
Disons le tout net on a un cinéma dirigé par des intellos alors qu'il s'agit d'un divertissement populaire à la base.
Je m'éclate plus aujourd'hui à regarder des films des années français des années 80-90 que les navets navrants d'aujourd'hui.
Et puis j’aimerais bien que nous ayons nous aussi un divertissement de SF crédible et intéressant pour changer. Même les russes et les chinois font mieux que nous en terme d'effets spéciaux pourtant leurs élèves viennent faire leurs études chez nous c'est vraiment triste ... . Et puis il faut un changement générationnel car les Depardieu & Co c'était sympa pendant un temps mais il vient un moment ou c'est le temps de la retraite ... .
Réponse de le 17/06/2014 à 13:37 :
Les USA ne font pas que des blockbuster il font tous et souvent de qualité
Nous on fait des navet de film de comédie !
a écrit le 07/06/2014 à 7:05 :
Etonnant qu'un des aspects essentiels ne soit pas abordé: la qualité du produit.
Quand toute une industrie (ou presque) est motivée politiquement par une idéologie qu'elle promeut continuellement grâce à l'argent public, donc celui des français, alors que ce courant politique est lui-même très minoritaire (20%?) il ne faut pas s'étonner qu'un fossé finisse par se creuser.
D'une part la qualité (qui s'entend également par les sujets et leur traitement) n'est pas remise en cause par les échecs, d'autre part les "gens" (ces gueux qui osent ne pas apprécier le lavage de cerveau déguisé en culture comme loisir) finissent par voter avec leurs pieds.
Réponse de le 08/08/2014 à 21:21 :
le cinéma français ? vu la qualité , ça donne pas envie d'aller au ciné ... il vaut mieux télécharger 5 ou 6 films , commencer à les visionner et au mieux en regarder un.
a écrit le 19/05/2014 à 17:57 :
Comme tous les modèles économiques, celui du cinéma complaisamment subventionné par le contribuable et co-financé par les entreprises de télévisions, atteint ses limites. Nos dirigeants, dès l'aube d'internet, ont parlé de gratuité. Les ponctions fiscales et sociales pour 80% de films sans un nombre de spectateurs suffisant pour amortir l'investissement, font partie de l'exception culturelle...et de gestion de notre pays..
Réponse de le 20/05/2014 à 14:42 :
Il faut bien que le PS se ménage des électorats captifs en achetant les voix des gens du spectacle avec l'argent de ceux qui ne voteront jamais pour lui !
C'est double profit : ils votent et font voter pour le PS...
a écrit le 17/05/2014 à 20:13 :
Il faut voir les choses dans la durée. Dans les années 90 la fréquentation des salles était descendue à 110 millions d'entrées, on est à 191 millions pour 2013 alors qu'on a la concurrence du DVD et le streaming.

Là ou la modèle français est exemplaire c'est qu'il a permis de maintenir une proportion de 40% de films autochtone, qui est la plus forte d'Europe. Quand à ceux qui trouvent qu'il y a trop de films produits, je les invite à se pencher sur les chiffres. Il y a corrélation directe entre le nombre de films produits et le nombre de films ayant dépassé le million d'entrée, en gros, un film sur onze. La quantité ne dégrade pas la qualité et de toutes manières le CNC est financé non par le contribuable mais pas le spectateur en salle.
Réponse de le 18/05/2014 à 22:49 :
@ Pas convaincu : Oui, je suis d'accord sur votre analyse de la fréquentation des salles. Il y a encore 2 ans, la presse parlait du succès insolent du cinéma, qui voyait sa fréquentation augmenter d'année en année (confirmé ici par les statistiques de 2009-2010-2011).

Après, concernant le nombre de films produits, je ne sais pas sur quelles statistiques vous vous basez, mais ce que je vois dans l'article, c'est que les films français représentent 70 à 80% des films proposés par les cinémas, mais 35 à 50% des entrées. Il ne s'agit pas forcément d'un simple rapport quantité/qualité mais juste de donner à un nombre de films légèrement inférieur de meilleures chance de succès. D'ailleurs, 1 film sur 11 qui passe le million d'entrées, c'est une chose, mais la question est de savoir est-ce que le budget entre en ligne de compte dans ces films qui "réussissent"?
a écrit le 17/05/2014 à 10:06 :
Encore un exemple de la gestion "socialiste"
a écrit le 17/05/2014 à 8:53 :
Beaucoup de consanguinité, un manque de créativité affligeant chez les scénaristes, mais malgré tout quelques comédies qui font un carton. Canal + a sa part de responsabilité. Sur l'hebdomadaire de l'équipe il y a 1 mois les qataris ont dit qu'ils souhaitaient à leur tour investir dans le cinéma, c'est dommage mais cela est peut être un mal nécessaire.
Réponse de le 17/05/2014 à 8:58 :
L
a écrit le 16/05/2014 à 21:15 :
On fait dans le cinéma subventionné, l'économie des loisirs, la croissance molle... on est des bons! On la joue à la française, en jupe! La France faible aurait un coup de mou? Alors un coup de tampon colbertiste et ça repart? Et quid des claques électorales alias bourre-pif qu'on écrit au féminin pluriel, question de genre! En français, si on dit faire une œuvre d'art, ça veut dire démouler un cake? On fait de la pub pour qui? Entre le capitaine de pédalo et le capitaine de capitalisme sans capital... on est chez les frons, les cons, les bons! Après les triangulaires aux municipales, on place le FN en premier aux Européennes? Dirons-nous qu'on ironie sur le déclin ou que nous sommes chez du Guesclin, à la reconquête de la croissance et de l'emploi, quid de l'euro et du drapeau? Alors on flambe dans la dépense... et vive l'austérité et les impôts? Pour la croissance, c'est un coup de mou, une baisse de tension et une baisse d'impôts? On fait dans les chevaliers du nini... ni emploi, ni croissance et pire ni salaires... travailler plus pour gagner moins! On joue au boulet de l'Europe ou à Laurel et Hardy? 10 milliards pour Altom, on vend, 500 millions à doux, on ferme, et les ingénieurs Bulles... ça gaze? Alors vive l'Europe usine à gaze des populations par le chômage! Alors c'est la révolution nationale ou la grande stratégie, les grandes manœuvres avec une guerre de retard, dans l'industrie à pédales on est bons! Et on fait dans l'auto des pauvres chez les fonctionnaires? Vive le petisme économique! A quand les pompons à la grecques aux chaussures des soldats et le sirtaki à l'école? On en est sudoku... il parait que dans certaines académies on recrute à 4/20... on est bons! On fait dans le champion national, on descend les rapides ou bien on monte les lents? On taille dans quoi, dans la dépense et les régions... c'est à voir!
a écrit le 16/05/2014 à 20:24 :
Pas étonnant avec un ticket vendu à près de 10€ la place
On y réfléchi à 2 fois avant d'y aller
Qui plus est je crois que la TVA a baissé mais pas les prix en salle
Elle est à bout de souffle mais à force de trop pomper et voilà......
a écrit le 16/05/2014 à 17:00 :
De mon point de vue, la remarque de la cour des comptes n'est pas à minimiser : le succès de pas mal de films est assez limité : combien sont des comédies ou des pseudo-drames qui n'ont pas beaucoup de valeur ajoutée, ou au moins de spécificité, par rapport à leurs prédécesseurs?
Après, avec des budgets moyens de 5 millions d'euros, on ne va pas aller loin non plus. Sans réaliser forcément des films à très gros budget, il serait peut-être utile de concentrer davantage les aides et se donner les moyens de faire des films pertinents. On maximisera aussi les chances de succès international de cette manière...
Par ailleurs, concernant les tendances générales du cinéma, il faut non seulement regarder le nombre d'entrées, mais aussi le chiffre d'affaires, parce que c'est pas donné les entrées! Et les films US à gros budget profitent à plein de la 3D pour gonfler leurs recettes...
Réponse de le 18/05/2014 à 12:25 :
vous avez raison et a cela plusieurs drames se sont ajoutés , une caste héréditaires d'acteurs/trices .. enfin une manne publique qui fait le jeu de la médiocrité des scénarios , des films trop intellos ou trop basé sur des scènes érotiques d'actrices de premier plans , invendable dans certains pays ou censuré , on peut critiquer le cinema américain mais lui trouve des fonds pour se financer et en ayant plus de scénarios canons qui sont sur d'être sur d'être rentable .. enfin chez nous on connait les taxes aussi et cela aide pas non plus .. donc on a un cinema digne de l'URSS ou des choses restent mais demeurent un musée ..
a écrit le 16/05/2014 à 15:55 :
Le cinéma français complètement ringard , avec des espèces d'acteurs absolument ridicules , sans talent et bêtes .
a écrit le 16/05/2014 à 15:55 :
les chiffres sont variables d'une année sur l'autre, mais n'est-ce pas faussé par certains films à succès un peu démesuré( comme "bien venu chez les chtits") ?
Peut-être faut-il comparer la fréquentation d'une année sur l'autre en diminuant artificiellement mais volontairement les chiffres de ces films ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :