L’Australie veut taxer les Gafam pour rémunérer les médias
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La ministre des Communications Michelle Rowland veut faire payer les Gafam pour financer les médias.
Reuters
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La ministre des Communications Michelle Rowland veut faire payer les Gafam pour financer les médias.
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L'Australie hausse le ton face aux géants de la tech. Le pays souhaite que les mastodontes comme Meta ou Google accordent une rémunération aux médias en fonction des contenus apparaissant sur leurs plateformes. Les rédactions australiennes luttent souvent pour leur survie, la manne de leurs recettes publicitaires étant accaparée par le web.
Concrètement, le gouvernement australien entend imposer une taxe aux plateformes de réseaux sociaux dont les revenus annuels en Australie dépassent 160 millions de dollars américains. Un impôt dont l'objet est de participer au financement des médias. Seule condition pour y échapper : si les entreprises tech concluent volontairement des accords commerciaux avec les firmes de médias australiennes.
Selon l'exécutif australien, les sociétés mères de Google, Facebook et TikTok seront probablement concernées par le dispositif, mais X pourrait y échapper en raison de revenus australiens en deçà du seuil retenu.
Plus largement, l'Australie multiplie les mesures pour tenter de dompter les géants de la tech : le mois dernier, le pays a adopté une nouvelle réglementation interdisant l'accès aux médias sociaux aux mineurs de moins de 16 ans. Autre exemple : des amendes aux entreprises ne parvenant pas à éradiquer sur leurs plateformes les contenus choquants et la propagation de la désinformation ont aussi été envisagées.
En Europe, l'UE a émis en 2019 une directive sur les « droits voisins » destinée à permettre aux médias de se faire rémunérer lorsque leurs contenus sont réutilisés par les géants du numérique, mais les contentieux se multiplient pour tenter de faire valoir ceux-ci. Un rapport parlementaire publié en octobre 2022 dénonçait déjà l'opacité du système des droits voisins.
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En mars, l'Autorité de la concurrence française a même condamné Google à une amende de 250 millions d'euros « pour le non-respect de certains engagements » sur les droits voisins, notamment pour ne pas avoir négocié de « bonne foi » avec les éditeurs de presse sur leur rémunération.
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Ce printemps, plusieurs médias - tels que Le Monde, le Figaro ou encore l'AFP -, ont assigné X (ex-Twitter) en justice pour obliger le réseau social à fournir des données commerciales sur la rémunération qu'il tire à partir de leurs contenus. Mais le réseau social dirigé par le puissant Elon Musk, proche du président américain élu Donald Trump et dont la fortune atteint des sommets en cette fin d'année, ne s'est pas conformé à la décision de justice. En conséquence, les médias français ont relancé cet automne une action judiciaire contre X.
(Avec AFP)
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