Pourquoi Salesforce débourse 27,7 milliards de dollars pour acquérir Slack
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters/Dado Ruvic
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters/Dado Ruvic
Salesforce casse sa tirelire. Alors que des rumeurs couraient depuis plusieurs jours, le géant des logiciels pour la relation client des entreprises a annoncé mardi l'acquisition de Slack, plateforme collaborative pour les entreprises, pour la somme colossale de 27,7 milliards de dollars (environ 22,6 milliards d'euros) en numéraire et en actions. Le groupe américain signe ainsi la plus grosse acquisition de son histoire - un titre auparavant décerné à son achat en 2019 de Tableau Software, entreprise spécialisée dans le big data, pour 15,7 milliards de dollars (environ 13 milliards d'euros).
De son côté, l'actuel Pdg de Slack, Stewart Butterfield, devrait rejoindre Salesforce pour continuer de diriger Slack en tant qu'unité au sein du groupe, selon l'accord. La transaction, si elle est approuvée par les régulateurs, devrait se clôturer au cours du premier semestre 2021.
À lire également
Avec cette acquisition, Salesforce espère surfer sur l'adoption des outils collaboratifs par les entreprises, forcé par le contexte sanitaire depuis le début de l'année. Pour pouvoir poursuivre leurs activités en pleine pandémie du coronavirus, de nombreux groupes ont été contraint d'adopter en quelques semaines des solutions permettant de communiquer à distance. Un élan dont Salesforce profite déjà, puisque son cours de Bourse a doublé depuis mars dernier, passant de 124 à 241 dollars l'action. Il vient également de réaliser un trimestre "record", selon son patron, avec un chiffre d'affaires de 5,4 milliards de dollars (+20% sur un an) pour un bénéfice net de 1,1 milliard, entre août et octobre.
Un incident majeur toutes les deux heures : les risques cyber explosent dans la finance européenne
448 TWh d'électricité par an, 4.500 milliards de litres d’eau : les coûts cachés de la révolution de l’IA
Meta recule sur son outil de surveillance des salariés pour entraîner son IA
Bruxelles dévoile son grand plan pour la souveraineté technologique, avec des instruments encore timides