Palantir, Slack, Spotify... Pourquoi les sociétés tech optent pour une cotation directe
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Peter Thiel, cofondateur de l'entreprise Palantir, qui s'est introduite en Bourse ce mercredi.
Carlo Allegri
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Peter Thiel, cofondateur de l'entreprise Palantir, qui s'est introduite en Bourse ce mercredi.
Carlo Allegri
21,7 milliards de dollars. C'est la valorisation décrochée par Palantir, société américaine de traitement de masse de données. L'entreprise controversée a fait son entrée en Bourse mercredi au New York Stock Exchange (NYSE) - tout comme la plateforme collaborative Asana. Leur point commun ? Toutes deux ont décidé de faire leur grand saut en Bourse via un processus inhabituel : la cotation directe.
Les fleurons de la tech qui se sont laissés tenter par ce procédé, encore très méconnu, se comptent sur les doigts d'une main. Spotify, le leader mondial du streaming audio, a été précurseur en la matière lors de son introduction en mars 2018. Il a ensuite été imité en juin 2019 par la messagerie professionnelle Slack.
La particularité de la cotation directe est de permettre à une entreprise de rentrer en Bourse sans émettre de nouvelles actions et donc, sans dilution des actionnaires existants. Cette méthode permet uniquement aux actionnaires actuels - fondateurs, employés, investisseurs historiques - de revendre leurs titres existants s'ils le souhaitent.
Conséquence : comme il n'y pas d'augmentation de capital, il n'y a donc pas d'argent frais à rentrer dans les caisses de la société nouvellement cotée. Or, la principale motivation d'une introduction est généralement de lever des fonds. Mais la cotation directe réserve d'autres avantages.
À lire également
Cette nouvelle méthode est réputée comme étant moins onéreuse. Lors d'une entrée en Bourse traditionnelle, une entreprise fait appel à plusieurs banques d'affaires pour gérer le dossier. Celles-ci vont jouer un rôle clé tout au long de l'introduction. Avant l'entrée en Bourse, "les banques vont être chargées de prendre le pouls de la demande des investisseurs pour pouvoir déterminer le prix de l'action. Pour ce faire, elles réalisent pendant plusieurs semaines un travail d'évangélisation des investisseurs en expliquant le business model de l'entreprise, sa valorisation...", détaille Jean-Christophe Liaubet, directeur associé au sein du cabinet de conseil Fabernovel.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.
