Subventions des smartphones : T-Mobile arrête aux Etats-Unis

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La filiale américaine de Deutsche Telekom, qui vient de décrocher la commercialisation de l'iPhone, a décidé de cesser de subventionner les smartphones en 2013 afin d'alléger ses coûts. En France, pour l'instant seul Free refuse le système des subventions. Au Royaume-Uni, Vodafone a opté pour la location du smartphone.

C'est le premier grand opérateur mobile américain à sauter le pas. Deutsche Telekom vient d'annoncer que sa filiale T-Mobile USA, numéro quatre du mobile aux Etats-Unis en passe de fusionner avec MetroPCS, va cesser de subventionner les téléphones l'an prochain. Lors de la journée consacrée aux investisseurs par l'opérateur allemand à Bonn, le patron de la filiale américaine, John Legere, a révélé qu'il avait enfin trouvé un accord avec Apple pour commercialiser l'iPhone mais qu'il allait opérer un changement tarifaire radical en basculant à 100% sur ses forfaits « Value » (bon marché) en 2013 (voir les slides). Présentés comme « low-cost » par rapport aux abonnements « Classiques », ces forfaits Value (carte SIM seule ou avec un téléphone payé plein pot sans subvention) sont « environ 20% moins chers que les offres de la concurrence quand on ajuste de la subvention de l'iPhone » calculent les experts de JP Morgan.

Offre low-cost et paiement étalé du smartphone comme Free
Non seulement l'opérateur fait l'économie de 200 à 250 dollars de subventions, ce qui réduit ses coûts d'acquisition du client, mais cela aurait un effet fidélisant (d'un à deux mois de plus en moyenne), car les consommateurs seraient très demandeurs de cette formule : aux Etats-Unis, les restrictions sur le verrouillage du terminal et les possibilités de changer pour un terminal dernière génération sont fortes. « Nous pensons qu'il y a une énorme opportunité pour un challenger de changer un peu cela, d'une façon que les grands acteurs ne pourront pas ou ne voudront pas suivre » a déclaré le directeur général de T-Mobile USA, qui affirme que 80% des activations en magasin réalisées au cours du dernier trimestre étaient des contrats Value. Pour rendre plus accessibles ces smartphones coûteux sans la remise de la subvention, l'opérateur propose aussi de payer ces derniers en plusieurs fois sans frais (« Equipment Installment Plans »), comme le font en France Free Mobile et les marques 100% Web des opérateurs (Sosh etc). T-Mobile USA devrait faire de même avec l'iPhone (qui coûte entre 650 et 850 dollars déverrouillé sans subvention). L'opérateur américain était le dernier grand du marché, après AT&T qui eut d'abord l'exclu, puis Verizon et enfin Sprint, à ne pas vendre le smartphone d'Apple « ce qui est la première raison de sa sous-performance » selon JP Morgan. Mais T-Mobile ne se serait pas engagé sur un chiffre d'affaires minimum d'un montant aussi important que Sprint (15,5 milliards de dollars sur quatre ans pour 25 à 30 millions d'iPhone !)

Un autre modèle : la location du smartphone chez Vodafone
Le système des subventions est à double tranchant pour les opérateurs : il leur permet d'attirer et verrouiller les clients, mais il pèse sur leurs marges : même les agences de notation, comme Fitch, s'en émeuvent. En France, seul Free Mobile refuse ce système de subventionnement : il a même attaqué SFR en justice pour « concurrence déloyale » sur certains contrats où la subvention s'apparente selon lui à du « crédit déguisé. » A Bercy, on reconnaît que le système tend surtout à creuser la balance commerciale... En Corée du sud, le régulateur des télécoms, la KCC, a même enjoint les principaux opérateurs SK, KT et LG Uplus, de cesser les subventions qui ont atteint selon lui un niveau excessif « inacceptable» et envisage même d'imposer des sanctions financières (lire l'article du Korea Times). En Espagne, Telefonica et Vodafone ont arrêté les subventions. Au Royaume-Uni, le même Vodafone a choisi une autre formule : la location de smartphone. Il commercialise depuis la mi-novembre une offre baptisée « Red Hot » qui vise les consommateurs voulant changer souvent de téléphones pour le dernier modèle sorti : au lieu de s'engager sur 24 mois, le client obtient un smartphone gratuit (iPhone 5 ou Galaxy SIII de 16 Go) avec un forfait de 12 mois comprenant appels et SMS illimités plus 2 Go de data pour 47 à 59 livres par mois (58 à 73 euros). Mais l'abonné n'est pas propriétaire du téléphone et signe deux contrats, l'un pour le service mobile, l'autre pour la location du terminal : au bout d'un an, il est censé rendre le téléphone (en bon état sous peine de pénalité de 75 à 425 livres) et peut en choisir un autre gratuitement. L'assurance est comprise. Vodafone n'est pas le premier à tenter la location : son concurrent O2 avait lancé il y a un an « O2 Lease », uniquement pour l'iPhone, et désormais réservé aux clients entreprises, et qui était peu généreux en communications et en data. C'est pour Vodafone une autre façon de contrôler l'inflation des subventions.
 

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a écrit le 08/12/2012 à 23:49 :
Tres simplement prix du forfait mensuel x24 auquel on ajoute le prix du mobile subventionné.
On a la surprise de découvrir que cette addition montre parfois un coup inférieure pour les forfaits subventionnés de SFR (par exemple) que poue Free avec un mobile payé plein pot.
Cela expliquerait pourquoi Free attaque SFR en justice.
Les pigeons ne sont pas toujours ou l'on croit ...
Réponse de le 10/12/2012 à 9:15 :
Votre calcul ne tient peut-etre pas compte du réel prix payé par les telcos pour les mobiles... Petite différence entre prix public et prix de gros.
a écrit le 08/12/2012 à 15:57 :
pub ihone.?
les blackberry sont floutés, mais le iphone est super clair. ! ! !
a écrit le 08/12/2012 à 10:24 :
Tu as Free, tu as tout compris !
Il n'y a que Montebourg qui ne comprends rien à rien.


Réponse de le 08/12/2012 à 12:22 :
Free est en train de scier la branche sur laquelle il est assis et qui plus est en entrainant tout le secteur des télecommunications dans lequel nous avions une confortable avance, dans sa chute..
Certes nous avons maintenant les tarifs les plus " low cost" mais aussi les plus grandes difficultés pour investir , rechercher , maintenir des emplois et préparer l'avenir....
Bilan nous aurons bien plus perdu que gagner...
Montebourg a tout compris, Lucide a perdu ses lunettes.
Réponse de le 08/12/2012 à 21:37 :
"...en entrainant tout le secteur des télecommunications dans lequel nous avions une confortable avance, dans sa chute..."
Quel est le type d'avance technologique ou économique ?
Quels sont les pays ayant déjà 4G ?
Quelle est la position du prix en France par rapport au monde ?
- voici la réponse : http://www.itu.int/net/itunews/issues/2010/03/26-fr.aspx

Même X.N a sorti l'exemple : forfait à 3$ au Pakistan, il reste encore un peu de marge pour que Free s'aligne sur ça !
http://www.frandroid.com/actualites-generales/74056_free-mobile-va-sinspirer-des-offres-proposees-au-pakistan-pour-3-dollars/

Réponse de le 09/12/2012 à 15:20 :
@extra lucide : pourriez-vous nous indiquer une seule nouveauté inventée par les opérateur grâce a leurs forfaits surtaxés depuis qu'ils existent ? de quelle recherche parlez-vous, a part la multiplication des petits pains.. pardons forfaits ? Quant a maintenir l'emploi sur le dos des autres, cela s'approche dangereusement du mécanisme constituant a créer des fonctionnaires pour résorber le chômage. Un emploi payé sans qu'il ne produise rien n'est jamais bon pour le système.
a écrit le 07/12/2012 à 23:17 :
Quand le prix d'un iPhone 5 à 800 euros représente plus de 2 ans d'abonnement purement réseau opérateur, le subventionnement du mobile n'a plus de sens.

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