5G : la chasse aux fréquences est ouverte
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L'enchère pour les fréquences 5G ne devrait pas durer plus d'une quinzaine de jours selon l'Arcep.
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L'enchère pour les fréquences 5G ne devrait pas durer plus d'une quinzaine de jours selon l'Arcep.
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Pour les quatre grands opérateurs de l'Hexagone, c'est une compétition à ne pas rater. Depuis ce mardi, à 9h30, Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free livrent bataille pour acquérir, lors d'une enchère organisée par l'Arcep, le régulateur des télécoms, de nouvelles fréquences 5G. Si l'enjeu est important, c'est parce que ce spectre déterminera en partie la qualité de leur futur service mobile.
Au total, le gouvernement a décidé d'attribuer 310 MHz de fréquences aux opérateurs. Celles-ci sont situées dans la bande des 3,5 GHz. Elles appartiennent à la famille des fréquences hautes. Elles permettent d'assurer des débits plus importants que les fréquences basses, déjà utilisées par les opérateurs. Mais elles portent moins loin. Lors de la procédure d'attribution de ce spectre, Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free ont déjà chacun consenti à débourser 350 millions d'euros pour un bloc de 50 MHz. Il reste ainsi 110 MHz à distribuer, sous la forme de 11 blocs de 10 MHz, via l'enchère qui vient de commencer.
Il s'agit d'une enchère ascendante. Le prix des blocs débute à 70 millions d'euros. Au premier tour, tous les opérateurs annoncent combien de blocs ils désirent (cinq au maximum). Si le nombre de blocs demandés est supérieur à l'offre, le prix de tous les blocs augmente de 5 millions d'euros, on passe au second tour. Et ainsi de suite. La procédure s'arrête lorsque la demande globale de blocs est égale à l'offre. « Cette manière de faire permet aux opérateurs de savoir où ils en sont lorsqu'ils abandonnent l'enchère, souligne Sébastien Soriano, le président de l'Arcep. Chacun est maître de son destin, un point fondamental à nos yeux. » Selon lui, l'enchère ne devrait pas durer plus d'une quinzaine de jours. Sachant que chaque journée comptera au maximum huit tours.
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Combien les opérateurs vont-ils débourser pour ces nouvelles fréquences ? Au total, plus que les 2,17 milliards d'euros qui sont le prix plancher de toute la procédure d'attribution. Jusqu'à présent, les analystes financiers sondés par La Tribune pariaient sur un prix compris entre 2,6 et 3 milliards d'euros. Dans une ancienne note publiée en octobre 2018, les analystes d'Oddo BHF tablaient sur le bas de cette fourchette. Avec un prix d'au maximum 2,6 milliards d'euros, les enchères françaises se situeraient « entre les enchères espagnoles et anglaises », précisaient-ils, sachant que Madrid et Londres ont depuis longtemps attribués leurs fréquences 5G. Dans ce schéma, Altice et Orange, les deux plus gros opérateurs français, débourseraient chacun environ 850 millions d'euros, contre 430 millions d'euros pour Bouygues Telecom et Iliad.
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