Bruxelles épingle Altice sur le rachat de Portugal Telecom

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Rebelote. La Commission européenne a estimé jeudi qu'Altice avait enfreint les règles européennes en procédant à la prise de contrôle de l'opérateur Portugal Telecom avant d'avoir obtenu le feu vert à son rachat. C'est la deuxième fois que le groupe de Patrick Drahi est épinglé à ce sujet. En novembre dernier, il a été condamné par cette même Autorité de la concurrence à payer une amende de 80 millions d'euros pour avoir lancé une fusion avec SFR et Virgin Mobile sans attendre son feu vert.
Si le régulateur européen confirme cette accusation, pour l'instant préliminaire, il pourrait infliger à la holding du magnat du câble Patrick Drahi une amende pouvant aller jusqu'à 10% de son chiffre d'affaires annuel mondial. En 2016, l'opérateur de médias et de télécoms a dégagé des revenus de 23,5 milliards d'euros.
Altice, qui a conclu en décembre 2014 un accord avec le brésilien OI pour racheter Portugal Telecom, a notifié son projet à l'exécutif européen en février 2015. La Commission a donné son feu vert sous conditions à l'opération en avril 2015. Pour Bruxelles, Altice était en mesure d'exercer une influence déterminante sur l'opérateur portugais avant même que l'opération en question ne soit notifiée ou autorisée.
Altice conteste ces accusations et a fait savoir dans un communiqué qu'il prévoyait d'adresser une réponse détaillée au régulateur. L'enquête ne remet pas en question le feu vert donné à cette acquisition, ont souligné Altice et la Commission européenne. A 12h20, l'action Altice, cotée à la Bourse d'Amsterdam, affichait une baisse de 2,08% à 21,43 euros alors que les principales valeurs néerlandaises affichent un repli de 1,56% au même moment.
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(avec Reuters)
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