Cloud et gouvernance des données : l’Arcep se voit confier de nouveaux pouvoirs
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Laure de La Raudière, la présidente de l'Arcep.
D.R
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Laure de La Raudière, la présidente de l'Arcep.
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C'est un nouveau terrain de jeu pour l'Arcep. L'autorité indépendante, souvent appelée « gendarme des télécoms », vient d'acquérir de nouveaux pouvoirs pour réguler les marchés du cloud et des services de données dans l'Hexagone. Ces nouvelles missions lui sont confiées par la loi visant à sécuriser Internet, qui a été promulguée ce mercredi au Journal officiel. Concernant le cloud, l'autorité indépendante va prendre des mesures pour « fluidifier le marché », explique à La Tribune Laure de La Raudière, sa présidente.
Sa mission est, en clair, de mettre un terme à certaines pratiques anti-concurrentielles. Aujourd'hui, le secteur est largement dominé par trois géants, Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud, lesquels se partagent 65% du marché. Or l'Autorité de la concurrence a, dans une étude publiée l'an dernier, déploré certaines barrières commerciales et techniques visant, pour certains acteurs, à décourager leurs clients de changer de chapelle. Laure de La Raudière évoque, par exemple, le recours à des « crédits cloud ».
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Mais ce n'est pas tout. L'Arcep compte aussi prendre des mesures pour encadrer les frais dits de transfert de données. Certaines entreprises disposent, pour leurs besoins, de plusieurs fournisseurs de cloud. Or les transferts de données entre les différents acteurs sont, parfois, facturés très cher. Le travail du régulateur sera, ici, de veiller « à ce que les frais n'excèdent pas les coûts engagés », poursuit Laure de La Raudière. D'ici la fin juin, l'Arcep va lancer une consultation publique sur ces sujets, et sonder les acteurs du cloud sur ses projets d'orientations. L'enjeu est d'amener ces derniers à préciser clairement leurs positions, sachant qu'elles seront in fine rendues publiques. Cela permettra, ensuite, au régulateur d'affiner et de prendre ses décisions.