Fibre : Jean-Noël Barrot appelle à un « nouvel accord » avec les opérateurs télécoms
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Jean-Noël Barrot, le ministre délégué en charge de la Transition numérique.
Reuters
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Jean-Noël Barrot, le ministre délégué en charge de la Transition numérique.
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C'est, à l'en croire, son dossier « le plus important ». Lors d'une audition au Sénat ce mercredi, Jean-Noël Barrot a fait de la fin du chantier de la fibre sa première priorité. « Il faut franchir la dernière marche de ce grand chantier de la fibre, et passer du raccordable au raccordé », a-t-il déclaré. Aujourd'hui, environ 80% des locaux et habitations sont raccordables à cette technologie, qui permet de bénéficier d'un Internet ultra-rapide. Ce nouveau réseau fait la fierté de l'Etat comme des opérateurs. Mais il reste encore beaucoup de pain sur la planche pour terminer les déploiements. De fait, les 20% de locaux et habitations qui restent à rendre raccordable « sont probablement les plus difficiles et les plus coûteux », a rappelé le ministre.
Comment, dès lors, boucler ce chantier ? Pour Jean-Noël Barrot, la solution passera nécessairement par « un accord avec l'ensemble des parties prenantes ». A savoir « l'Etat, les opérateurs et les collectivités », a précisé le ministre. Il y a un « effort financier assez significatif qu'il va falloir porter ensemble », a-t-il ajouté, plaidant pour une répartition « équitable et juste ». « Il faut nous mettre autour de la table pour se partager les responsabilités, et préparer la bascule définitive du cuivre (ADSL, Ndlr) vers la fibre », a renchéri Jean-Noël Barrot.
Le mois dernier, Jean-Noël Barrot avait notamment émis l'idée de réformer une taxe sur les réseaux mobiles très critiquée par les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free, en échange de leur engagement à terminer rapidement, et proprement, le déploiement des réseaux de fibre.
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Le ministre a aussi indiqué, ce mercredi, qu'il soutiendrait les initiatives visant à en finir avec les malfaçons et raccordements ratés sur les réseaux de fibre, qui suscitent la colère de beaucoup de clients. « Tout le monde peut s'accorder à dire qu'il serait dommage que les problèmes de qualité de la fibre ternissent le tableau d'un chantier industriel qui est une fierté française », a indiqué Jean-Noël Barrot.