La France s'attaque à la pollution du numérique
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Les terminaux, dont les smartphones, constituent l'essentiel de l'empreinte carbone du numérique.
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Les terminaux, dont les smartphones, constituent l'essentiel de l'empreinte carbone du numérique.
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L'exercice est aussi indispensable que difficile. Alors que les usages numériques sont en plein essor, les débats vont bon train sur l'augmentation de son empreinte environnementale. C'est particulièrement vrai depuis l'arrivée de la 5G, qui inquiète une partie de la sphère politique - notamment à gauche et chez les écologistes - ainsi que de nombreuses ONG. Beaucoup d'études ont déjà vu le jour, et ont alerté sur la pollution numérique qui menace d'augmenter significativement si rien n'est fait pour l'encadrer. Mais ces évaluations ont aussi fait l'objet de critiques, liées à leurs méthodologies et points de comparaison. Voilà pourquoi le gouvernement a fait appel à l'Agence de la transition écologique (ADEME) et à l'Arcep, le régulateur des télécoms, pour réaliser un état des lieux de l'empreinte environnementale du numérique en France. C'est ce travail que ces deux acteurs ont présenté ce mercredi, lors d'une conférence de presse en ligne.
L'objectif est de mesurer finement cette empreinte environnementale, en clair « de poser des chiffres », comme l'a expliqué Cédric O, le secrétaire d'Etat en charge du Numérique et des Télécoms. Et ce afin de « traiter ces enjeux » correctement, et de prendre des mesures pour un numérique « soutenable », a abondé Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique.
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Que ressort-il de ces travaux ? En premier lieu, l'ADEME et l'Arcep ont arbitré en faveur d'une méthodologie qui ne s'intéresse pas qu'à l'empreinte carbone. Cette dernière est certes importante, mais ne suffit pas à déterminer totalement l'impact du numérique sur l'environnement. D'autres indicateurs sont utilisés. Ils se préoccupent, par exemple, de la problématique de l'épuisement des minéraux et métaux. L'étude se focalise sur trois composantes du secteur du numérique que sont les terminaux (les smartphones, tablettes, téléviseurs, objets connectés...), les réseaux (mobiles et Internet fixe) et les centres de données. Enfin l'étude décortique leur impact environnemental à différentes périodes, de leur fabrication, à leur utilisation, jusqu'à leur fin de vie.