La proposition de Free pour éradiquer les zones blanches exaspère Bercy et la concurrence
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Xavier Niel, le fondateur et propriétaire d'Iliad, la maison-mère de Free.
CHARLES PLATIAU
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Xavier Niel, le fondateur et propriétaire d'Iliad, la maison-mère de Free.
CHARLES PLATIAU
Le « trublion des télécoms » n'a décidément pas volé son surnom. Free a récemment jeté un pavé dans la mare dans un dossier sensible. Comme l'a indiqué l'AFP ce mercredi, le groupe de Xavier Niel a proposé au gouvernement et à l'Arcep, le régulateur des télécoms, des engagements visant à proroger le « New Deal Mobile ». Cette accord entre les opérateurs et l'Etat a vu le jour en 2018. En contrepartie de la prolongation de certaines licences 4G, les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free se sont engagés à déployer des pylônes de téléphonie dans les territoires encore dépourvus de couverture mobile, communément appelés « zones blanches ».
Dans un courrier daté du 9 avril envoyé à Marina Ferrari, la secrétaire d'Etat en charge du numérique, et à Laure de La Raudière, la présidente de l'Arcep, Nicolas Thomas, le directeur général de Free, milite pour une prolongation de cet accord. Cette initiative concerne plus précisément un volet du New Deal, appelé dispositif de couverture ciblée (DCC). Celui-ci prévoit que les opérateurs couvrent chacun 5.000 zones directement choisies par les collectivités où il est impossible - ou difficile - d'accéder à un service mobile.
À lire également
Nicolas Thomas rappelle que ce dispositif, dont il salue « le succès opérationnel », prendra fin en 2025, sachant que la mise en service des derniers sites est prévue pour 2027. Le problème, avertit-il, est qu'« à cette échéance, de nombreux besoins de connectivité mobile persisteront dans les territoires ». À l'en croire, beaucoup de villages et territoires ruraux ne bénéficieront toujours pas d'une couverture 4G ou même 3G digne de ce nom.