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Sparkle, filiale stratégique de Telecom Italia, reçoit une nouvelle offre significative

latribune.fr

Publié le 03 octobre 2024 à 07:29 - Mis à jour le 03 octobre 2024 à 07:29

Au cours du premier semestre 2024, la dette nette ajustée de l'opérateur italien historique a augmenté, passant de 20 milliards d'euros fin 2023 à 21 milliards fin juin.

Au cours du premier semestre 2024, la dette nette ajustée de l'opérateur italien historique a augmenté, passant de 20 milliards d'euros fin 2023 à 21 milliards fin juin.

Guglielmo Mangiapane

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

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Parmi les seules entreprises de câbles sous-marins européennes, Sparkle est considérée comme stratégique par le gouvernement italien. Ce dernier se porte acquéreur, aux côtés du fonds espagnol Asterion.

Une affaire qui promet de rapporter gros à l'opérateur italien historique. Telecom Italia (TIM) a annoncé mercredi avoir reçu une offre non-contraignante de 700 millions d'euros pour l'achat de son unité de câbles sous-marin Sparkle, de la part du ministère italien des Finances et du fonds espagnol Asterion.

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Le ministère italien des Finances a confirmé dans un communiqué la présentation d'une offre conjointe avec Retelit, une société italienne détenue par le fonds d'investissement espagnol. Pour rappel, en février, Rome avait soumis une première offre d'un montant de 625 millions d'euros. Telecom Italia l'avait alors jugé « insuffisante ». Le groupe avait aussi refusé en novembre une offre du fonds d'investissement américain KKR que le conseil d'administration de TIM avait jugé trop basse.

«La proposition [du ministère italien des Finances, ndrl], qui reconnaît une valeur d'entreprise de 700 millions d'euros pour Sparkle, sera valable jusqu'au 15 octobre et sera soumise à l'examen du conseil d'administration de TIM», a indiqué dans un communiqué l'opérateur italien, dont le principal actionnaire est le géant français des médias Vivendi.

Sparkle, une entreprise stratégique

L'exécutif italien souhaite s'assurer le contrôle de Sparkle, qu'il considère comme une entreprise stratégique pour le pays. Elle possède en effet un réseau de fibre s'étendant sur plus de 600.000 kilomètres à travers le monde. Par ailleurs, environ 99% des communications intercontinentales transitent via ces câbles sous-marins, ce qui en fait des cibles privilégiées pour les opérations d'espionnage, voire de sabotage.

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Sur le marché, Sparkle est l'un des rares grands acteurs européens du secteur, ses rivaux étant le français Orange, le britannique Vodafone et l'espagnol Telxius. Présent dans 33 pays, le groupe Sparkle possède quelques câbles en propre, mais surtout des participations dans des artères reliant l'Europe aux Etats-Unis, à l'Amérique du Sud, à l'Afrique et à l'Asie. De sorte qu'aucun pays du bassin méditerranéen, stratégique pour l'Italie, n'échappe à son réseau.

Telecom Italia a besoin de cash

Pour Telecom Italia, ce type de vente vise à réduire la lourde dette du groupe et à dégager des moyens financiers pour lui permettre de mieux faire face à la forte concurrence en Italie. C'est d'ailleurs cette même raison qui a poussé l'opérateur à céder mi-août, pour environ 250 millions d'euros, ses dernières parts dans une holding détenant 30% du principal gestionnaire de tours d'antennes italien au fonds Ardian.

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En juillet dernier, TIM a aussi engagé le processus de cession de son réseau fixe au fonds d'investissement américain KKR, associé à l'Etat italien. Cette opération, qui devrait lui rapporter 22 milliards d'euros, est actuellement contestée en justice par le géant français des médias Vivendi, son principal actionnaire.

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En attendant, la dette nette ajustée de TIM a augmenté au cours du premier semestre, passant de 20 milliards d'euros fin 2023 à 21 milliards fin juin, selon ses derniers résultats annoncés jeudi dernier. Mais le groupe semble quand même un peu remonter la pente, avec une perte nette réduite à 646 millions d'euros au premier semestre, contre 813 millions un an auparavant. Pour l'ensemble de l'année, TIM prévoit que son excédent brut d'exploitation (Ebitda) ajusté, progresse de 8% ou 9%. Et ce, après avoir grimpé de 13% à 1,8 milliard d'euros au premier semestre 2024.

(Avec AFP)

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