Pourquoi Uber considère la Chine comme sa mine d'or

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Uber fait de la Chine son marché prioritaire, a affirmé son directeur général Travis Kalanick dans un mémo destiné aux investisseurs.
Uber fait de la Chine "son marché prioritaire", a affirmé son directeur général Travis Kalanick dans un mémo destiné aux investisseurs. (Crédits : © Beck Diefenbach / Reuters)
Le leader mondial de la mise en relation avec des voitures de transport avec chauffeur (VTC) mise beaucoup sur le marché chinois, malgré des obstacles réglementaires et une vive concurrence locale. Il va y investir plus de 1 milliard d'euros, d'après un courrier interne diffusé par le Financial Times.

L'américain Uber mise beaucoup sur la Chine. A tel point que le numéro un mondial de la mise en relation de passagers avec des voitures de transport avec chauffeur (VTC), veut en faire "son marché prioritaire", a affirmé son directeur général Travis Kalanick dans un mémo destiné aux investisseurs, diffusé ce vendredi par le Financial Times (FT).

On y apprend notamment que la firme californienne projette d'y investir sur l'ensemble de 2015 plus de 7 milliards de yuans (environ 1 milliard d'euros). Contacté par l'AFP, Uber s'est refusé à tout commentaire, sans toutefois démentir l'authenticité du document.

La Chine, devant les Etats-Unis

Il faut dire que "depuis le début de l'année, les trajets en Chine (enregistrés par Uber) ont doublé chaque mois", s'y réjouissait Travis Kalanick. Sur les dix métropoles mondiales les plus actives pour Uber, quatre se trouvent en Chine. En trio de tête, Canton (sud), Hangzhou (est) et Chengdu (sud-ouest) ont surpassé New York en nombre de trajets/jour.

A ce rythme-là, la Chine devrait ainsi "très probablement" surpasser les Etats-Unis comme premier marché d'Uber d'ici la fin de l'année, prédit la société.

"Nos chauffeurs effectuent actuellement près d'un million de trajets quotidiens" dans le pays, et "nous ne faisons encore qu'égratigner la surface" d'un immense marché, se félicitait Travis Kalanick.

Objectif : 50 villes chinoises en 2016

Pour rappel, Uber, qui s'est introduit en Chine en février 2014, y opère désormais dans onze villes, mais ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Il veut encore accélérer son insolent essor et ambitionne d'être présent dès 2016 dans 50 des 80 métropoles chinoises comptant plus de cinq millions d'habitants.

Et ce, malgré la rivalité aiguisée de Didi Kuaidi Dache. Une application de réservation de taxis sur smartphone, soutenue par les géants de l'internet Tencent et Alibaba, a opportunément lancé ses propres services de mise en relation avec chauffeurs particuliers.

"Notre concurrent a cloné nos applications phares, et cherche à se diversifier (au-delà) de son modèle de réservation de taxis", a commenté Travis Kalanick.

Pour autant, suite à sa spectaculaire croissance sur un créneau encore émergent, Uber assure contrôler désormais près de 50% du marché chinois des réservations pour des véhicules particuliers (non taxis).

Le soutien du puissant Baidu

Il dispose d'un précieux allié: Baidu, le puissant moteur de recherche chinois, avait annoncé en décembre un "investissement stratégique" dans la firme américaine.

Mais Uber n'en rencontre pas moins en Chine, comme dans nombre de pays occidentaux et asiatiques, une farouche opposition des chauffeurs de taxis et de fortes complications administratives. Des perquisitions de ses bureaux ont ainsi été menées ces deux derniers mois par des autorités municipales à Chengdu et à Canton.

En revanche, en France, un chauffeur UberPop a été relaxé jeudi à Paris. Dans ce cas de chauffeur poursuivi pour exercice illégal de l'activité d'exploitant de taxi, le tribunal correctionnel a notamment estimé que "le transport onéreux d'une personne est insuffisant à caractériser le délit d'exploitant de taxi sans autorisation de stationnement, qui suppose que soit caractérisé un stationnement ou une circulation sur la voie publique en quête de clientèle". Une première, mais surtout "une grande satisfaction" pour Uber. De source judiciaire, le parquet a l'intention de faire appel.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 12/06/2015 à 22:41 :
En tant que Français, je suis Uber à toutes les propositions…. ;)
Réponse de le 13/06/2015 à 10:14 :
C'est comme moi, alors on se retrouve à la Parade Gay fin juin ? :-)
a écrit le 12/06/2015 à 17:15 :
J'ai acheté une licence parisienne il y'a 18 mois.
Je suis endetté,ruiné,spolié.
Qui suis je?

C'est ça le libéralisme,changer les règles en cours de partie et se prendre pour des businessman.
Pathétique.
Ça va très mal se terminer.
Réponse de le 25/06/2015 à 18:15 :
Le trafic des licenses est une conséquence de la non organisation de la filière par l'Etat. L'Etat a laissé un système quasi mafieux se développer L'Etat octroie des licenses gratuitement, crée de la rareté avec un numerus closus abscon, ce qui aboutit à des prix délirant (du même ordre que ceux des pas de porte qui font tant de mal au commerce).
Au final, une innovation technologique vient mettre en péril cet édifice mal conçu. Les taxis se disent artisans alors qu'ils ne sont que de simples chauffeurs de voitures...
On n'arrête pas le progrès à coup de décret. L'Etat doit interdire la revente de license dès aujourd'hui et taxer le CA des taxis et autres Uber le temps de rembourser le surcoûts des taxis ayants achetés leur license depuis 10 ans. Ensuite libéralisation compléte, ça n'a aucun sens au temps des smartphones.

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