Uber "poursuit sereinement" sa croissance en France

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La Cour d'appel se prononcera sur le sort d'UberPop fin septembre.
La Cour d'appel se prononcera sur le sort d'UberPop fin septembre. (Crédits : © Kai Pfaffenbach / Reuters)
Le leader mondial des voitures de transport avec chauffeur (VTC), a annoncé son arrivée à Marseille, Strasbourg et Nantes.

Le géant californien Uber densifie son maillage en régions. Après Nice, Toulouse et Bordeaux en septembre dernier, le leader mondial des voitures de transport avec chauffeur (VTC), a en effet annoncé lundi la disponibilité de son service UberPop à Marseille, Strasbourg et Nantes. L'application qui permet de mettre en relation clients et chauffeurs non professionnels fonctionne désormais dans neuf villes de l'Hexagone, parmi lesquelles Lille, Paris et Lyon.

Des données fort utiles

"Ce n'est que le début", a affirmé à l'AFP Alexandre Molla, directeur général expansion d'Uber France, ajoutant que le service VTC Uber devrait suivre prochainement. Et de se réjouir: ces lancements montrent que l'"on poursuit sereinement notre croissance en France sur un marché qui a un énorme appétit pour notre produit".

En France, Uber - valorisé à quelque 50 milliards de dollars selon la presse américaine - revendique plus de 1 million d'"utilisateurs réguliers" pour son application, dont 400.000 qui recourent à UberPop. Selon lui, "à Marseille, c'est quasiment 100.000 personnes qui avaient ouvert l'application ces derniers mois" sans pouvoir bénéficier du service. "Nantes, c'est 12.000 et Strasbourg, c'est 8.000".

La Cour d'appel tranchera fin septembre

Notons que l'appli UberPop a valu à Uber une condamnation à 100.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris fin 2014. Après quoi, la société a fait appel. Mais la Cour d'appel, qui devait trancher fin mars a annoncé qu'elle repoussait finalement sa décision à fin septembre. En attendant, fin mai, à Lille, le préfet du Nord l'a interdite pour "concurrence déloyale" vis-à-vis des VTC et des taxis, une profession ulcérée par le développement de cette activité.

Cela dit, les chauffeurs d'UberPop ne vont pas rester très longtemps de "simples particuliers". En effet, l'entreprise demande désormais à ses chauffeurs UberPop de créer un statut d'autoentrepreneur, d'être assuré en responsabilité civile professionnelle, d'obtenir une attestation d'aptitude physique auprès d'un médecin agréé en préfecture.

Pour les conflits en cours, 2015 sera une année charnière

Les chauffeurs doivent en outre effectuer une formation complémentaire approfondie notamment en matière de sécurité routière lors de trajets avec des passagers, suivie d'un test. L'année 2015 constitue ainsi une année de transition pour la professionnalisation de tous les chauffeurs.

Toujours est-il que les actions des taxis à l'encontre des chauffeurs UberPop ne vont pas en s'atténuant. Dernier acte recensé à la suite de l'annonce de l'expansion d'Uber, lundi: une centaine de chauffeurs de taxis marseillais ont investi un hôtel de la ville pour y empêcher la tenue d'une réunion de recrutement de chauffeurs UberPop, a constaté un journaliste de l'AFP.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 08/06/2015 à 20:02 :
UberPop contourne la loi et débarque dans 3 nouvelles villes françaises, c'est un scandale ! pourquoi la presse ne titre pas "Uber à la conquête de la France" ? VIVE le Traité Atlantique, Uber n'en est qu'un échantillon…
a écrit le 08/06/2015 à 18:50 :
Covoiturage (ex auto-stop), cologement, cohabillage et pourquoi pas cosexe en poussant le concept.
Non, des solutions bancales pour des pays mal organisés, je pense qu'il y a mieux à faire ou à réinventer.
a écrit le 08/06/2015 à 17:27 :
Uber c'est de la delocalization sans delocalization. Les taxis payent charges, taxes, licences etc en France ce qui leur imposent un prix de service. Uber ne payent rien de tout ca fait des prix moins chers mais pas trop pour tuer les taxis, avec a la clef la faculte de telecharger une app a 3 sous. S'il y avait vraiment une volonte de dynamiser le secteur, je pense que cela peut se faire sans Uber et sans mettre sur la paille les taxis actuels qui font tourner la machine.
Réponse de le 08/06/2015 à 19:08 :
Ce sont les professionnels taxi qui ont instauré la spéculation en revendant très cher la licence qu'ils ont eu pour 0€ auprès de la préfecture.
a écrit le 08/06/2015 à 17:13 :
Juridiquement l'affaire est compliquée pour le gouvernement. Interdire UberPop pour transport illégal de personne revient à interdire le covoiturage (Blablacar, etc...). Donc revient à interdire une pratique encouragée pour des raisons écologiques. D'ailleurs Uber l'a bien compris en réorientant plus nettement son service vers du covoiturage (UberPool). Après sur le fond, les taxis ont eux même creusé leur tombe: création d'un marché officieux de revente de licence, service souvent déplorable,chers, faible disponibilité....
Réponse de le 08/06/2015 à 21:51 :
Pas sûr que votre argumentaire soit suffisant pour laisser tranquillement partir à la ruine 52000 personnes du jour au lendemain ; c'est pas le genre de la maison.
a écrit le 08/06/2015 à 17:04 :
Que font les français pour concurrencer uberpop? Il est bien évident qu'uberpop représente l'avenir de la profession, parce qu'il incorpore l'ergonomie numérique mobile de plus en plus utilisée. La guerilla judiciaire des compagnies de taxi n'est qu'un combat d'arrière garde destiné à gagner du temps. La question est-elle de savoir si le développement d'une telle application se rentabilise sur un petit territoire comme la France?
Réponse de le 08/06/2015 à 22:58 :
z'avez vu juste, c'est la bonne question.

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