Guide Michelin : « Nous travaillons pour le client, pas pour le restaurateur »
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Le Guide Michelin (ou Guide rouge), propriété du manufacturier clermontois qui l'a créé en 1900, est la « bible » de la profession et s'est imposé comme la première référence auprès de la clientèle et au sein d'une profession qu'il hiérarchise en maisons « 1 étoiles » - « très bonne table dans sa catégorie » -, « 2 étoiles » - « table excellente, mérite un détour » -, et « 3 étoiles » - « une des meilleurs tables : vaut le voyage » ; en France 25 établissements sont répertoriés -. Chaque année, à la fin de l'hiver, la publication de la nouvelle édition est attendue avec excitation et angoisse et distille parmi les chefs son lot d'euphories et de traumatismes. A la tête du Guide depuis 2001, un Anglais, Derek Brown, qui apparaît disposé à faire évoluer certaines règles. Il répond aux conclusions de l'enquête et juxtapose chacun de ses démonstrations sur une ligne de conduite imperturbable, et parfois élusive : le Guide est fait pour les clients, pas pour les restaurateurs.
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Acteurs de l'économie : Le Guide Michelin affirme que « seule » la cuisine est notée et que la troisième étoile peut être décernée à un restaurant qui sert sur des « nappes Vichy »... Arguant que d'autres éléments - décor, service, nombre de personnel - sont pris en considération, des chefs sourient de cette allégation. Est-elle crédible ?
Il est difficile toutefois de démontrer que le guide Michelin ne pèse pas, même de manière induite, sur la stratégie de développement et d'investissement de ces restaurants...
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